Un avenir 
proche

   

L'avenir de panneaux solaires photovoltaïques

La première génération de panneaux photovoltaïques, mise au point il y a plus de 30 ans, était basée sur de plaques de silicium utilisées dans la production de processeurs. Les innovations dans le choix des matériaux et dans les procédés de fabrication ont permis d'augmenter de rendement des cellules régulièrement. La concentration de l'énergie solaire sur des cellules plus performantes est une autre voie de développement. Mais elle ne saurait pas répondre à la demande en croissance exponentielle du marché.

La seconde génération vit le jour il y a une décennie avec l’arrivée des premières cellules à couches minces. Cette technologie permet de couvrir de grandes surfaces avec des panneaux photovoltaïques flexibles et légers.

La troisième génération est issue de la nanotechnologie, les panneaux photovoltaïques ressemblent à celui des couches minces, mais les coûts de production sont plus faibles, car les cellules sont imprimées sur un support. La production en masse, cent fois plus rapide que la méthode conventionnelle, risquerait bien de rendre les panneaux solaires accessibles à tous dans une avenir proche.

Le rendement des modules photovoltaïques est généralement moins de 16% pour les cellules monocristallines et polycristallines et moins de 10% pour les cellules amorphe, cependant de nouveaux produits avec des rendements beaucoup plus élevés sont dans une phase de recherche et de développement : les cellules solaires à base de silicium multicristallin ont montré un rendement pouvant atteindre les 20,3% et les cellules en couches minces produites à partir du disélénure de cuivre-iridium-gallium (CIGS) ont atteint 19,9% de rendement en laboratoire.

Sanyo commercialise un module photovoltaïque de 17,4%Sanyo Electric annonce le lancement à partir de décembre 2009, d'un nouveau module photovoltaïque dont le rendement obtenu serait de l'ordre 17,4%. 

L'entreprise japonaise prévoit de construire une usine de production de cellules pour la fin 2010, avec une capacité de 600 MW/an. Ces cellules nommées "Sanyo HIT" utilisent une technologie créant un modèle hybride composé d'un film de silicium amorphe recouvrant un substrat de silicium cristallin.

Grandes dimensions

solar pvEn attendant l'industrialisation des modules plus performants, certaines entreprises se lancent dans la fabrication de modules de grandes dimensions afin de baisser les coûts.

Le module EST460 de l'entreprise chinoise ENN a une superficie de 5,7 m2 et une puissance nominale de 460 Wc. La technologie PV en couches minces de silicium à jonction tandem donne un rendement d'environ 8%. Les modules vont servir d'abord pour la construction d'une centrale solaire de 5 MW en Mongolie intérieure. 

Module EST460 de ENN

La concentration

Un rendement de 40,7% a été atteint par l'entreprise américaine Spectrolab en 2006, avec une cellule "multi-jonction" composée de plusieurs couches différentes qui captent des parties distinctes du spectre solaire.

Ces cellules de haut rendement sont particulièrement adapté à la concentration solaire, parce elles coûtent cher. Les modules photovoltaïques à concentration permettent une utilisation de l’effet loupe pour démultiplier l’impact du rayonnement du soleil et augmenter la production d'une surface de cellule donnée.

 
Module à concentration solaire développé par Spectrolab (filiale de Boeing)


L'entreprise israélienne Zenith Solar a conçu un concentrateur solaire hybride capable de produire à la fois de l'électricité et de dégager suffisamment de chaleur pour en faire une source de chauffage.

Les héliostats de 10 m2 concentrent les rayons du soleil sur une cellule photovoltaïque qui convertie la lumière en électricité, et la chaleur émise par la concentration du rayonnement solaire est capturée via un système de refroidissement liquide. Ce système de captage solaire hybride permet à la centrale de convertir 75% de l'énergie reçu, soit en électricité, soit en eau chaude.

www.zenithsolar.com

Nano-technologies

La technologie Cuivre Indium Sélénium (CIS) présente plusieurs avantages. C'est une technologie de couche mince qui peut être construite sur un substrat flexible.
Les progrès réalisé ces dernières années permettent aux cellules CIS d'approcher les rendements atteints par les cellules silicium polycristallin (autour de 12% de rendement) avec un coût de fabrication bien inférieur. 

Les grands groupes investissent massivement au sein des plus prometteuse des "startups" photovoltaïques.

Nanosolar par exemple, avait déjà rempli son carnet de commandes pour 18 prochains mois avant même d’avoir commencé la production dans ses locaux tout neufs.

En septembre 2009, la production a démarré dans l'usine d'assemblage de Nanosolar située à Luckenwalde près de Berlin. L'automatisation permet de maintenir une cadence de production d'un panneau toutes les dix secondes, soit une capacité annuelle de 640 MW, à condition que l'usine fonctionne en continue (24 h / 7 jours).

Fabrication continue de cellules CIS par impression. 
Photo Nanosolar : www.nanosolar.com

 


 

Les nano-technologies ouvrent de nouveaux horizons pour les produits photovoltaîques. Innovalight dans le Silicon Valley développe un "encre de silicium" composé des nanoparticules de silicium mélangées à un solvant et versées sur un substrat. Le solvant est ensuite extrait, laissant une cellule solaire dont la forme dépend de la surface où elle a été versée.

Photo Innovalight
www.innovalight.com


Les chercheurs de l'Institut Fraunhofer de l'énergie solaire (ISE) à Fribourg-en-Brisgau travaillent des procédés pour la production en masse de cellules photovoltaïques organiques de l'épaisseur d'une feuille de papier. 

Les cellules solaires organiques ont de bonnes perspectives d'avenir, mais elles ne sont pas encore en mesure de concurrencer les cellules en silicium car leur rendement reste faible.


La société américaine Konarka Technologies annonce la production des cellules solaires organiques en couche mince transparentes. Ces cellules solaires réalisées par l'intermédiaire d'une presse rotative auront un rendement de 3 à 4%.

Konarka a aussi développé une sorte de fibre solaire qui pourrait servir pour la fabrication des sacs ou des vêtements.

 

www.konarka.com


Cellules solaires de Grätzel Des chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et de l’Université de Stanford ont développé et testé à Lausanne des cellules photovoltaïques nanocristallines à colorants.
Couramment désigné sous le nom de cellules solaires de Grätzel en référence à leur concepteur (Michael Grätzel, Professeur, École Polytechnique Fédérale de Lausanne), la technique a vu le jour au début des années 90. L'équipe développe un système à base de colorants qui, comme la chlorophylle naturelle, sont stimulés par la lumière et génèrent des charges électriques. Grâce à l’adjonction d’un second colorant, les cellules solaires sont désormais capables de réagir à une plus grande partie du spectre lumineux.
La technique permet de produire des cellules solaires particulièrement efficaces en faible luminosité et à moindre coût, ce qui permet d'envisager de nouveaux domaines d'applications. 


Cellules solaires flexibles fabriqués par des chercheurs de l'Institut technologique de Californie en utilisant un maillage de longs fils minces de silicium qui sont ensuite incorporés dans un substrat en polymère. Ce nouveau type de cellule, avec une meilleure absorption de la lumière du soleil et une conversion plus efficace des photons en électrons, n'utilise qu'une faible proportion de matériaux semi-conducteurs. Les fils de silicium mesurent entre 30 et 100 microns de long et possèdent un diamètre de 1 micron de diamètre. 
Par ailleurs, le fait que ces cellules soient souples est un avantage parce qu'elles peuvent être fabriquées dans un processus d'impression rotative, dont le coût est largement inférieur à celui de la fabrication des cellules solaires conventionnelles

Une centrale solaire dans le désert

Exploiter l'abondance du soleil présent dans le désert du Sahara pour produire de l'électricité est un projet grandiose qui pourrait voir le jour, car les plus importants groupes industriels allemands ont créé le consortium Desertec pour étudier le  projet. 

Les experts tablent sur un investissement de 400 milliards d'euros :  
- l'installation seule des centrales (à concentration, photovoltaïques et éoliennes) pourrait coûter 350 milliards d'euros,
- les 50 milliards restant étant attribués à la création d'un gigantesque réseau souterrain qui passerait dans la Méditerranée afin d'acheminer l'électricité produite. 

Les premiers foyers à bénéficier de cette électricité verte devrait être approvisionnée d'ici 2025 et à terme l'ensemble des centrales solaires pourrait produire jusqu'à 15% des besoins énergétiques européens. Voir : www.desertec.org 

Une centrale solaire dans l'espace

Capter l'énergie dans l'espace pour la transmettre sur la terre, n'est pas une idée nouvelle et repose sur la technologie des communications par satellite. L'idée a été lancée par Peter Glaser aux États-Unis à la fin des années 60, et des militaires ont toujours encouragé le développement technique comme moyen potentiel pour alimenter les troupes en électricité sur le terrain ou même comme arme de guerre. La Nasa a même expérimenté la transmission de l’électricité via micro-ondes dans les années 70. 

Actuellement la société Solaren propose d'envoyer 200 MW de panneaux solaires dans l'espace. L'énergie y serait alors captée 24 heures sur 24 et transmise au sol par radio-fréquence vers une station de réception à Fresno en Californie. 

La puissance potentielle de l'énergie solaire dans l'espace est 8 à 10 fois supérieure à celle disponible sur Terre.  PG&E, la première compagnie électrique californienne a conclu un accord avec Solaren et s'engage à lui racheter l'électricité produite, sans pour autant prendre part au risque financier que représente le projet. 

Le principal obstacle est le coût de la mise en orbite des quelques 25 tonnes de matériel. Si Solaren obtiennent les financements, l'expertise et les autorisations nécessaires pour mettre en oeuvre le projet, la centrale pourrait entrer en service en 2016. www.solarenspace.com

Hydrogène "propre"

L'hydrogène est l'atome le plus répandu de l'univers, mais il n'existe pas à l'état pur et il faut le fabriquer avant l'utiliser. Ainsi, l'hydrogène n'est pas une source d'énergie mais un vecteur. 

Le vecteur "hydrogène" est intéressant à trois conditions: qu'il soit d'origine renouvelable, qu'il puisse être stocké et ensuite distribué à des conditions économiques raisonnables.Les vrais défis sont l'extraction d'hydrogène propre et son stockage de manière sûre et économique.

Stocker le surplus d'énergie éolienne, solaire ou géothermique sous forme d'hydrogène est possible mais des chercheurs mettent en lumière deux filières propres très séduisantes. 

La première consiste à réaliser une photolyse de l'eau. Cette conversion directe recourt à des photo-catalyseurs à semi-conducteur immergés dans un électrolyte aqueux ou dans l'eau. 

La deuxième approche est biologique: elle vise à imiter ou à améliorer ce que font naturellement certains micro-organismes, comme les algues ou les bactéries. Les voies synthétiques ou biologiques offrent le moyen le plus élégant et le plus économique de produire de l'hydrogène en grandes quantités ; car l'énergie solaire est inépuisable, et sa disponibilité spatiale compense les faibles rendements.

Une course scientifique majeure s'est engagée au sein des chercheurs du monde, qui avance à grands pas grâce aux nanotechnologies. Mais disposer de l'hydrogène est une chose; savoir la stocker de manière rationnelle et à des coûts économiques s'avère tout aussi important. Cette course vers l'hydrogène "propre" devient passionnante.

Nanoptek est une entreprise américaine qui a mis au point une méthode de production d'hydrogène à moindre coût, grâce à l'énergie solaire. 

La société affirme que son procédé peut rivaliser avec la production d'hydrogène à partir de gaz naturel (la méthode la moins chère utilisée actuellement) et ce, sans produire de gaz à effet de serre.

Le procédé utilise le titane, modifié pour absorber la lumière du soleil. Avec cette méthode, l'hydrogène peut être produit à faible coût à proximité de son lieu d'utilisation, limitant ainsi les dépenses énergétiques supplémentaires.

http://www.nanoptek.com/


Hydrosol est un programme de recherche piloté par l'agence aérospatiale allemande (DLR) depuis 2002. 

Le procédé présente l'avantage de séparer l'hydrogène et l'oxygène de l'eau par voie thermochimique, sans passer par la production d'électricité. L'élément clé du dispositif est une structure alvéolaire en céramique, recouverte d'un matériau se liant facilement aux atomes d'oxygène. La réaction chimique de séparation a lieu à des températures relativement faibles, accessibles aux technologies solaires concentrées.

Une centrale solaire à tour d'une puissance de 100 kWth implantée sur la plate-forme solaire d'Alméria, en Espagne a servi pour l'expérimentation.  Le DLR se dit très satisfait des premiers résultats obtenus et les prochaines étapes consisteront à intensifier la production en améliorant le rendement des matériaux. Dès à présente, une puissance d'1 MW est envisagée.


HydroFILL est un appareil qui se branche sur un panneau solaire ou une prise de courant électrique, afin d'extraire l'hydrogène contenu dans le réservoir d'eau intégré. L'hydrogène obtenu est ensuite stocké sous forme solide dans de petites cartouches rechargeables (HydroSTIK) et réutilisables à volonté.

CES 2010 : le premier générateur d'hydrogène domestiqueC'est le premier générateur à hydrogène portable à usage domestique. La cartouche de stockage est faîte d'un alliage métallique spécifique qui absorbe l'hydrogène à travers une structure cristalline. 

Les HydroSTIK une fois chargés sont retirés de l'HydroFILL et peuvent alors être inséré dans un autre dispositif munit d'une pile à combustible. L'hydrogène stocké est libéré à basse pression.

L'HydroFILL consomme 60 Watts par heure pour produire 10 litres (0,001 kg) d'hydrogène. En sortie, les MiniPak génèrent 2.5W (5V, 400mA) de puissance DC.

www.horizonfuelcell.com


L'électrolyseur PEM GENHY multistacks à régulation de charge a été conçu par la société CETH (Compagnie Européenne des Technologies de l'Hydrogène) pour fonctionner avec une alimentation intermittente. Il est de ce fait parfaitement adapté au stockage des énergies renouvelables. 

En transformant l'énergie électrique en hydrogène et oxygène propre, ce procédé technologique répond aux besoins des industriels mais également aux nouveaux enjeux énergétiques et environnementaux. 

www.ceth.fr 


www.outilssolaires.com