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Le Thermosiphon |
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Le
principe
Le
chauffe-eau solaire à "thermosiphon"
Thermosiphon veut dire que la circulation de la chaleur passe des capteurs
au ballon de stockage naturellement sans pompe ni autre dispositif, grâce
à la différence de température.

En effet, quand l'eau (ou un autre fluide
caloporteur) est chauffé par le soleil dans les capteurs, elle se dilate
et étant plus légère que l'eau froide à volume égal, elle monte.
Ainsi, elle crée un mouvement
dans le circuit hydraulique reliant les capteurs au ballon de stockage.
Si le
circuit hydraulique est conçu dans les règles de l'art, l'eau
chauffée dans les capteurs va circuler à travers un échangeur dans le ballon
et la température de l'eau dans le ballon va augmenter progressivement.
Les
avantages et les contraintes
Le
fonctionnement de ce type de chauffe-eau solaire est très simple et les
risques de pannes sont faibles. Les coûts sont restreints et les
performances, surtout dans les régions ensoleillées (comme le Sud de la
France), sont excellentes.
S'il y a un coupure de courant électrique vous aurez toujours de l'eau
chaude et l'entretien du chauffe-eau sera négligeable pendant vingt ans
au moins, car la partie la plus fragile d'un chauffe-eau solaire est généralement la partie
électrique (pompe, régulation électronique et sondes).
Et alors, s'il n'y a que
des avantages, pourquoi les chauffe-eau solaires en thermosiphon sont-ils
si rares ?
1. Emplacement
Le ballon doit
impérativement être placé plus haut que les capteurs afin de permettre
la thermo-circulation naturelle. C'est une contrainte
importante: pas question de placer les capteurs sur le toit et le ballon
dans la cave. Cependant, il y a souvent des solutions.
Les deux exemples (en photo) montrent des choix architecturaux adaptés.
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Capteur solaire au sol dans un emplacement intégré à l'architecture. Le
ballon se trouve au rez-de-chaussée derrière le capteur.
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Capteurs accrochés en façade avec une pente légère vers la sortie de l'eau chaude. Le ballon se trouve dans les combles derrière la façade.
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2.
Pertes de charge
Les pertes de charge caractérisent les résistances au passage de l'eau
dans les circuits. La résistance à l'écoulement est provoquée par la
longueur des tuyaux et les
accidents de parcours, comme les coudes, raccordement de tubes de sections
différentes ou la présence des accessoires divers de réglage ou de
sécurité.
Si les pertes de charge sont trop importantes, l'eau est freinée et peut
même ne plus circuler. Par contre, si la tuyauterie est trop large, l'eau
circule librement, mais trop lentement et le rendement est moins bon.
Le thermosiphon devra être suffisamment "puissant" pour
vaincre les pertes de charge, sans que la différence de température de
l'eau entre la sortie du capteur et la sortie du ballon soit excessive.
Comment faire :
Il n'y a pas si longtemps, toutes les installations de chauffage
fonctionnaient en thermosiphon et les plombiers/chauffagistes avaient
l'expérience nécessaire pour assurer la mise au point. Depuis lors, la
banalisation des pompes et des contrôles électriques a créée une
méfiance concernant la circulation naturelle. C'est pour cette raison que
les chauffe-eau solaires à éléments séparés ne pouvaient pas
bénéficier des subventions de l'Ademe, si leur fonctionnement était en
thermosiphon. En effet, il semblait trop difficile de certifier un
système qui demandait un véritable savoir faire de la part des
installateurs.
Actuellement, on peut bénéficier des crédits d'impôts sur des
équipements solaires indépendamment de leur mode d'installation.
Néanmoins, il faut prendre toutes les précautions dans la conception et
dans la réalisation d'une installation en thermosiphon.
Cette page ne remplace pas un manuel de plomberie et les informations ne représentent
que des indications.
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A. Le choix des capteurs
Certains capteurs solaires ne peuvent pas fonctionner en thermosiphon, car
les pertes de charge dans le circuit hydraulique à travers l'absorbeur
sont trop importantes. Il faut se renseigner chez le fabricant, si le
revendeur n'est pas au courant.
Dans l'exemple d'un capteur avec un absorbeur type "échelle",
la diamètre interne des tuyaux doit être de 12 mm (au moins) et les
collecteurs aux extrémités de 22 mm. |

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B. La disposition des capteurs
Il faut favoriser l'écoulement de l'eau à travers les capteurs en leur donnant une
légère pente afin de faciliter la "montée" de l'eau
chaude.
Si les pertes de charge sont trop importantes, le thermosiphon ne
s'amorcera pas. En conséquence, les tuyauteries horizontales doivent
avoir une légère pente, 3 mm par mètre au minimum. |

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C.
Le circuit hydraulique
En règle générale, le circuit hydraulique doit être le plus court et
le plus simple possible.
Pour une installation conventionnelle avec le ballon près du capteur, le
diamètre interne des tuyaux de liaison sera de 22 mm. Il faut augmenter
les dimensions si le circuit est plus long.
Le point médian de l'échangeur dans le ballon doit être au moins 1
mètre plus élevé que le point médian des capteurs. |
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3. Règles
de sécurité
Le fonctionnement en thermosiphon est sans électricité, et avec un
circuit ouvert il n'y a aucun danger possible.
Cependant, afin d'éviter le remplissage plus ou moins fréquent du
circuit "capteurs - échangeur" avec de l'anti-gel, il est plus pratique d'installer un circuit
fermé. Dans ce cas, il faut ajouter un vase d'expansion et une soupape de
sécurité. Il est aussi recommandé de placer un purgeur
en partie haute et un robinet de vidange en partie basse.
L'installation
Un chauffe-eau solaire à éléments
séparés fonctionnant en thermosiphon est la meilleure solution pour
produire de l'eau chaude sanitaire, si
la disposition architecturale de votre maison le permet.
C'est la solution qui coûte le moins cher à l'achat, à l'installation et
à l'entretien. Il aura le meilleur rendement global et il continuera de
fonctionner en cas de panne électrique.
Il ne faut jamais penser que
l'installation d'un chauffe-eau solaire en thermosiphon relève d'un
travail de bricoleur, bien qu'il soit souvent le cas actuellement.
Un installateur qualifié est le mieux placé pour répondre aux attentes
des particuliers. Cependant, la plupart des installateurs n'ont pas encore
l'expérience de cette technique, car jusqu'au début 2005, seulement
les systèmes solaires à circulation forcée ont été certifiés par l'Ademe
et pouvaient bénéficier des subventions en France.
Actuellement, l'installation de tous les équipements solaires avec un
avis technique donne droit aux crédits d'impôts et pour les aides
financières régionales, il faut faire une demande cas par cas.
Note : Un chauffe-eau
solaire "monobloc" qui fonctionne en thermosiphon, ne doit pas
être confondu avec un système à éléments séparés.
Le chauffe-eau solaire "monobloc" est un ensemble "capteur
solaire/ballon horizontal" en plein air. La technique est surtout
adaptée aux climats chauds comme les Antilles. En Europe, les
déperditions thermiques du ballon à l'extérieur sont importantes en
hiver, et la position horizontale du ballon ne favorise pas la
stratification de l'eau suivant la température. De plus, l'ensemble
"capteur+ballon" en façade ou sur une toiture ne favorise pas
l'intégration architecturale.
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2 - Le chauffe-eau solaire en Grèce
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3 -
L'appoint en thermosiphon
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