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COÛTS
pour l'installation d'un chauffe-eau solaire en France |
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"Outils Solaires" a réalisé une enquête auprès des installateurs solaires "motivés" afin de connaître les prix pratiqués pour l'installation d'un chauffe-eau solaire en France. Résultats de l'enquête - Octobre 2006 |
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1. Les coûts moyens |
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Le coût d'un chauffe-eau solaire peut varier du simple au double, suivant les prestations. Ceci est normal, car un chauffe-eau solaire de base dans le midi, composé de 4 m2 de capteurs posés sur un toit en tuiles avec un ballon électro-solaire de 200 litres, est forcément moins cher qu'une installation de 5 à 6 m2 de capteurs intégrés en toiture avec un ballon à double échangeur, conçue pour les besoins d'eau chaude dans les régions du Nord. Dans le premier cas, le prix d'un chauffe-eau solaire installé par un professionnel est d'environ 4.000 euros HT (sans subventions). Dans le deuxième cas, les coûts peuvent dépasser 7.000 euros (et exceptionnellement 8.000 €) car il faut une surface de capteurs plus importante pour compenser les différences climatiques, et en général, l'intégration des capteurs en toiture augmente le coût global de l'installation de 13%. Les
coûts moyens d'un chauffe-eau solaire individuel installé pour
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2. Les coûts moyens en tenant compte des aides financières |
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Le tableau suivant tient compte des coûts moyens établis pour une installation avec des capteurs posés en toiture dans le cas d'un logement principal neuf (TVA à 19,6%) et d'un logement de plus de deux ans (TVA à 5,5%). Tableau
montrant le coût moyen d'un chauffe-eau solaire
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3. Notes concernant l'enquête |
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En octobre 2006, un questionnaire a été envoyé aux installateurs solaires répertoriés sur Outils Solaires. 85 entreprises françaises, travaillant dans 18 régions différentes ont eu la gentillesse de répondre. Ces entreprises ont installé un total de 1380 chauffe-eau solaires individuels, de 295 systèmes de chauffage solaire combiné et de 296 systèmes photovoltaïques, depuis un an. Elles représentent un échantillon significatif de la profession et les informations fournies offrent un aperçu des conditions actuelles du marché. Pour les résultats "photovoltaïques" de l'enquête, voir Coûts photovoltaïques Notes : 1.
Contrats d'entretien Il ne semble pas qu'il y ait une règle générale sur les prestations, car plusieurs installateurs adaptent leur contrat d'entretien pour couvrir tous les équipements de chauffage afin d'optimiser le rendement de l'ensemble chaque année.
2. Progression des coûts Cette enquête suit une initiative similaire menée par Outils Solaires en 2004 et une comparaison des deux enquêtes est instructive. Depuis deux ans le marché solaire thermique a été multiplié par 4, l'offre des produits s'est étoffée et le nombre d'installateurs qualifiés a augmenté. Logiquement, la stimulation des ventes et la concurrence entre les fournisseurs auraient dû avoir un effet sur les prix, cependant, le coût d'un chauffe-eau solaire individuel ne cesse d'augmenter. Pendant cette période, les subventions directes régionales sont restées plus ou moins constantes et le crédit d'impôt pour l'achat des équipements solaires est passé de 40 à 50%, mais la croissance globale de l'aide financière a été absorbée par l'augmentation du prix des fournitures.
Le tableau montre que la croissance du prix des fournitures n'est pas compensé par l'augmentation du crédit d'impôt. En fin de compte le client est obligé à débourser plus d'argent pour l'achat d'un chauffe-eau solaire en 2006 qu'en 2004. Il
est intéressant de noter les résultats d'un questionnaire proposé aux
visiteurs d'outilssolaires.com en septembre 2006 : C'est clair que les prix pratiqués limitent le marché aux particuliers capables d'investir des sommes importantes, en attendant l bénéfice du crédit d'impôt plus d'un an plus tard. En effet, on peut se demander si la politique de support de la filière est bien pensée. En effet, si on rend compliqué quelque chose qui pourrait être simple, c’est qu’on n’a pas forcément intérêt à ce que cela marche. - D'abord, l'installation de chauffe-eau solaires dans les maisons individuelles neuves est quasiment inexistante. Pourtant, il semblerait logique que toute maison en construction doit être conçue et équipée d'un système solaire. Mais, le seuil limite du crédit d'impôt est souvent dépassé pour l'année de la construction. De plus, les propriétaires avisés attendent 2 ans, pour que la TVA passe de 19,6 à 5,5%. Il nous semblerait plus simple de rendre les chauffe-eau solaires obligatoires dans les constructions neuves. Les constructeurs de maisons individuelles trouveront bien les moyens à réduire les coûts, et l'installation des équipements solaires deviendra aussi évident (techniquement et financièrement) que la pose d'une chaudière à condensation ou celle de doubles vitrages. - Les aides financières actuelles semblent alléchant, mais l'obtention des subventions régionales, départementales et municipales, ainsi que la prime de l'ANAH, peut être un véritable casse tête. De plus le délai du payement est souvent long. En général, c'est l'installateur qui doit faire la demande de subvention, en plus de l'étude et du devis du projet. C'est clair que ces activités annexes ont un prix. - Le crédit d'impôt sur l'achat de matériel encourage certains installateurs à proposer un capteur supplémentaire (peu de différence dans l'investissement pour une performance améliorée !). Mais un audit sur les chauffe-eau solaires individuels réalisé par le CSTB pour l'Ademe, note que "... les installations solaires sont dans l’ensemble surdimensionnées (surface de captage et volume de stockage) ce qui entraîne un coût d’installation plus important que nécessaire et conduit à une productivité faible...".
3. Le métier d'installateur solaire L'enquête a recelé certaines préoccupations des installateurs qui essaient de maîtriser un nouveau métier avec ses difficultés techniques et économiques. Le label "Qualisol" assorti d’un référencement millésimé soumis à conditions est une première étape, mais les 8000 plombiers/chauffagistes qui ont obtenu cette qualification en 2006, ne deviennent pas des installateurs solaires pour autant. Car, il faut acquérir le savoir-faire ainsi que l'outillage nécessaire pour travailler efficacement. Il y a une différence importante entre les méthodes de travail d'une entreprise qui installe 5 chauffe-eau solaires par an et une autre qui en installe 50. Parmi les 85 entreprises qui ont répondu à l'enquête, 8 ont installé plus de 50 systèmes solaires thermiques ou photovoltaïques depuis un an et 26 autres ont réalisé plus de 20 installations. Montrant ainsi, les débuts d'un nouveau métier de professionnels "solaires". |
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