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Page 1 - Directive européenne (2007-2008) Page 2 - Protocole de Kyoto (1997 à 2007) Page 3 - Quelques vérités sur le nucléaire |
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Rassemblement
européen www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/ Quelques
vérités sur le nucléaire
d'après
un document préparé par Stéphane Lhomme (Porte-parole du Réseau
"Sortir du nucléaire") Février 2008 "Les énergies renouvelables ont une production négligeable par rapport au nucléaire" ou "L'énergie nucléaire est en plein développement sur la planète" ou
encore "L'Allemagne prétend sortir du nucléaire, mais
elle achète l'électricité nucléaire française". - Les énergies renouvelables produisent beaucoup plus que le nucléaire - L'hydroélectricité produit à elle seule plus que le nucléaire - Les statistiques officielles donnent au nucléaire une importance qu'il n'a pas - Le nucléaire ne couvre que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie - Cette part, déjà très faible, va encore se réduire à l'avenir -
Depuis 4 ans, l'Allemagne est exportatrice nette d'électricité vers la
France
On nous raconte à longueur d’année que la production d'énergie renouvelable serait infime par rapport à celle du nucléaire. C'est parfaitement faux : on voit bien que les renouvelables atteignent 12,2%, contre 6,3% pour le nucléaire. Attention : nous reviendrons plus loin sur la façon de comptabiliser l'énergie qui est utilisée par l'AIEA : elle compte en énergie primaire, ce qui avantage outrageusement le nucléaire. En considérant la consommation mondiale d'énergie au lieu de l'énergie primaire, la différence est en réalité encore plus importante en faveur des énergies renouvelables.
Le nucléaire a produit 2768 TWh, c'est-à-dire moins que l'hydroélectricité qui a produit 2994 TWh. Cela prouve, si c'était encore nécessaire, que les énergies renouvelables produisent effectivement beaucoup plus que le nucléaire, puisqu'une énergie renouvelable, l'hydroélectricité, produit à elle seule plus que le nucléaire.
A. Énergie primaire / Consommation d'énergie (ou énergie finale) Nous avons vu que le nucléaire était officiellement estimé à 6,3% de l'énergie mondiale, et l'hydroélectricité à 2,2% seulement... alors que cette dernière produit plus que le nucléaire. Pour arriver à de tels chiffres, les promoteurs du nucléaire utilisent une façon de compter l'énergie qui avantage outrageusement le nucléaire : il s'agit du décompte en énergie "primaire". Sans entrer dans des détails complexes, il faut retenir que compter en énergie primaire revient à compter dans la contribution du nucléaire toute l'énergie qui sort d'une centrale. Or, les deux tiers de cette énergie sont de la chaleur rejetée dans l'environnement et donc… définitivement perdue. Vous avez sûrement vu les panaches de vapeur d'eau qui s'échappent des tours de refroidissement des centrales. Mais il y a aussi ce que vous ne voyez pas : des milliards de litres d'eau chaude rejetés en continu dans les rivières (où ils causent d'ailleurs de graves dommages écologiques) et dans la mer. Quand on compte en énergie primaire, toute cette énergie perdue est quand même prise en compte dans la part du nucléaire comme s’il s’agissait d’une énergie utilisable. Il faut également tenir compte d'autres paramètres comme les pertes d'énergie le long des centaines de kilomètres de lignes électriques (du fait de la centralisation extrême de la production nucléaire). Finalement, ce sont au moins les 3/4 de l'énergie primaire nucléaire qui sont perdus avant d'arriver chez le consommateur. Bien entendu, les instances officielles, quasiment toutes favorables au nucléaire, comptabilisent toujours l'énergie "primaire", afin de faire croire que le nucléaire est plus important – et donc bien moins facile à supprimer – qu'il n'est en réalité. Ainsi, en comptant en énergie primaire, le nucléaire représente 42% de l'énergie française (ce que certains, comme M. Sarkozy, arrondissent carrément à 50%). Or, nous venons de le voir, les 3/4 de cette énergie sont perdus dans la nature. En réalité, le nucléaire ne couvre que 17% de la consommation française d'énergie (ou énergie "finale") On
a en effet une meilleure vue de la part du nucléaire en comptabilisant la
consommation d'énergie, ou énergie finale.
B.
Le nucléaire ne couvre que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie
Il apparaît très clairement que : - le nucléaire représente 15,2% de la production mondiale d'électricité. - l'électricité représente 16,3% de consommation mondiale d'énergie. Donc : le nucléaire couvre 15,2% de 16,3% de la consommation mondiale d'énergie, c'est-à-dire exactement 2,48%. Arrondissons : Le
nucléaire ne couvre que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie. La
part du nucléaire dans l'énergie
mondiale va encore se réduire à l'avenir Au
contraire, ce sont les efforts de l'industrie nucléaire pour ne pas
disparaître. En effet, d'ici 2025, la moitié des 435 réacteurs en
fonctionnement actuellement sur la planète vont fermer, arrivés en fin de
vie. Même dans le scénario basé sur l'hypothèse que la plupart des centrales nucléaires qui vont fermer seraient remplacées par des nouvelles, le nucléaire restera une énergie marginale sur la planète. Par contre, le risque nucléaire ira en s’aggravant, en particulier du fait du vieillissement des centrales et du fait de la prolifération (accès à l'arme atomique de divers pays, sous couvert de développer le nucléaire dit "civil"). Depuis 4 ans, l'Allemagne est exportatrice nette d'électricité vers la France Les
promoteurs du nucléaire prétendent souvent que l'Allemagne sort du nucléaire…
en achetant l'électricité nucléaire française. Il s'agit d'une contre-vérité
dont le seul but est de tenter de décrédibiliser le plan de sortie du
nucléaire en cours en Allemagne. Note
sur les émissions de CO2 :
Nous vous invitons à consulter les différents dossiers ou brochures édités ou co-édités par le Réseau "Sortir du nucléaire", parmi lesquels : - Nucléaire : comment en sortir ? - Étude sur des sorties du nucléaire en 5 ou 10 ans - Face à la menace climatique, l'illusion du nucléaire - ITER, un soleil artificiel à portée de main? - Déchets nucléaires, le casse-tête ! - Étude sur les alternatives à l'EPR - Agir localement pour l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables - La sortie du nucléaire en questions - Les centrales nucléaires face au risque sismique - Canicule et centrales nucléaires Ces
documents sont consultables sur le site web du Réseau "Sortir du nucléaire"
: Autres
références : |
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