Page 1 - Directive européenne (2007-2008) Page 2 - Protocole de Kyoto (1997 à 2007) |
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Réunion du GIEC à Paris le 2 février 2007 Les
rapports du Groupement
d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC) tiennent
pour une certitude des conclusions suivantes : Les différents scénarios du GIEC, basés sur les paramètres démographiques, économiques et politiques prévoient que la température moyenne globale pourrait augmenter de 1,4 à 5,8°C d’ici la fin du siècle. Il ne s’agit donc plus de stopper les changements climatiques mais d’en contenir l’ampleur. La
conférence sur le climat à Nairobi en novembre 2006 Cette conférence a été l'occasion pour l'Organisation météorologique mondiale de publier les teneurs atmosphériques des principaux gaz à effet de serre pour l’année 2005. Les chiffres montrent de nouveaux records de concentration pour le dioxyde de carbone (CO2) et le protoxyde d’azote (N2O). Par contre, les concentrations de méthane (CH4) sont restées stables. Depuis le début de l’ère préindustrielle, ces nouvelles valeurs représentent une hausse de 35,4 % pour le CO2, de 155 % pour le CH4 et de 18,2 % pour le N2O. Pour mémoire, l’OMM rappelle que le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote sont les trois gaz à effet de serre les plus abondants que contient l’atmosphère, après la vapeur d’eau, et qu’ils font partie des principales causes du réchauffement de la planète et des changements climatiques. Les impacts des changements climatiques Plus on émettra de gaz à effet de serre, plus le réchauffement sera important et plus les répercussions seront néfaste pour la planète et ses habitants. Gaz
à effet de serre Les émissions de ces gaz à effet de serre (GES), dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2), ont diminué de 3,3% dans les pays industrialisées de 1990 à 2004, selon le Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCCC). Une baisse qui correspond pour l'essentiel à une réduction de 36,8% des émissions de GES constatée dans beaucoup de pays d'Europe centrale, avec une économie de transition. Les autres pays ont vu au contraire leurs émissions progresser de 11%, et le problème, c'est que ces pays en transition, ont vu leurs émissions augmenter de 4,1% entre 2000 et 2004. Ces chiffres constituent les premières données complètes concernant les 41 pays de l'annexe 1 de UNFCCC (l'annexe 2 concernant les pays en développement). Les Etats-Unis, qui émettent près du quart du CO2 mondial et qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto mais s'étaient engagés à réduire de 6% leurs émissions d'ici 2012, ont augmenté de 15,8% leurs émissions de 1990 à 2004. Pour ce qui concerne les 35 pays parties au protocole de Kyoto, les émissions de GES ont globalement baissé de 15,3% entre 1990 et 2004. Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005, impose des réductions de gaz à effet de serre aux pays industriels à l'échéance 2012, l'objectif étant une réduction moyenne de 5% pour la période 2008-2012 par rapport à 1990. Dans l'Union européenne, les émissions ont baissé de 0,6% entre 1990 et 2004, précise ce document. Parmi les 41 pays de l'annexe 1 de l'UNFCCC, la Turquie a vu ses émissions bondir de 72,6% au cours de cette période, tandis qu'à l'opposé, la Lituanie a réduit les siennes de 60,4%. La réduction des émissions a été très faible dans des pays comme la France (-0,8%) ou le Danemark (-1,1%), plus marquée en Grande-Bretagne (-14,3%) et en Allemagne (-17,2%). Les pays d'Europe centrale et orientale ont fait nettement mieux: la République tchèque (-25%), la Slovaquie (-30,4%), la Pologne (-31,2%), la Hongrie (-31,8%) et la Russie (-32%). Dans la catégorie des mauvais élèves, l'Espagne a enregistré une augmentation de 49% de ses émissions, le Portugal fait à peine mieux (+41%) Le protocole de Kyoto est une convention cadre sur les changements climatiques qui a été adopté à Kyoto le 11 décembre 1997. Il fixe des engagements chiffrés (en équivalent dioxyde de carbone) en vue de réduire ou de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2008-2012. Pendant les négociations du protocole de Kyoto, l'Europe a voulu instaurer la classique contrainte réglementaire. Cependant, les américains ont imposer le principe d'un mécanisme de marché pour inciter l'industrie à limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES). L'économiste américain Mac Lean est l'inventeur du concept de système d'échange des droits d'émission. Le concept est simple : les niveaux d'émissions de polluants doivent baisser chaque année, libre aux industriels concernés de s'organiser pour atteindre collectivement l'objectif. Ainsi, l'État ne subventionne pas la réduction des polluants mais engage le marché à financer lui-même les investissements écologiquement vertueux, la tonne de CO2 ayant désormais un coût (estimé à 10€ la tonne au début 2005). Et l'Europe, qui se veut fer de lance en matière de lutte contre le réchauffement climatique, a totalement adopté ce marché de quotas. C'est une des pièces maîtresses du dispositif pour atteindre la diminution de 8% d'émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2008-2012 par rapport au niveau d'émissions de 1990. Mais seuls les secteurs industriels les plus émetteurs de CO2 (énergie et activités industrielles de combustion, raffinerie, cokerie, sidérurgie, aciérie, ciment, verre, etc.) qui concentrent environ 45% des émissions de CO2 sont concernés par le système. Au titre du Protocole de Kyoto, les pays développés peuvent inclure les variations nettes de leurs émissions (calculées en soustrayant les absorptions des émissions de CO2) du fait de certaines activités liées au changement d'affectation des terres et à la foresterie (l'augmentation de la végétation tend à absorber le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère). Le Protocole est entré en vigueur le 16 février 2005 après la ratification par plus de 120 États. C'est un premier pas, ternie par l'absence des États-Unis qui émet à lui seul un quart du dioxyde de carbone (CO2) mondial. Néanmoins, le protocole de Kyoto permit de mettre en place un certain nombre de mécanismes techniques et financières qui visent la réduction des émissions, qui pourraient monter en puissance dans un avenir plus ou moins proche. Vous trouverez l'historique du protocole ainsi que des définitions des termes associés, comme "agenda 21", "permis d'émission" ou "changement climatique" dans le Glossaire et particulièrement sur la page Eco-développement. |
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Situation des émissions de CO2 dans le monde |
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A.
Les émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie
B. La situation
fin 2005 (et fin
2002) des principaux pays
C. Variation des émissions par habitant en tonnes de carbone
D. Le danger attendu
En France Les émissions de gaz à
effet de serre ont augmenté de 0,3 % en 2005, par rapport à l’année
précédente. C'est la consommation
d'énergie dans les secteurs "Résidentiel/Tertiaire" et
"Transports" qui ne cesse d'augmenter. Pour en
savoir plus :
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Page 3 - Quelques vérités sur le nucléaire
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