Changements Climatiques

Page 1 - Directive européenne (2007-2008)

Page 2 - Protocole de Kyoto (1997 à 2007)

Page 3 - Quelques vérités sur le nucléaire

 

En attendant la prochaine conférence internationale sur le climat à Copenhague en 2009, le constat d'un dérèglement climatique est toujours aussi alarmant !

Réduction de la bio-diversité, accélération de la hausse du niveau des mers, acidification des océans, augmentation des ouragans dits ''majeurs'', fontes des glaces, accroissement des gaz à effet de serre et variations anormales dans les régimes de précipitation et d'humidité : le bilan est d'ores et déjà déplorable :

- la fonte des glaces, les glaciers des Alpes auraient diminué de deux tiers, soit la moitié de leur volume total entre 1850 et 1975 puis 25% supplémentaire du volume restant entre 1975 et 2000 et encore 10 à 15% de ce qu'il en restait entre 2.000 et 2.005.

- La fonte du plateau tibétain de 7% constitue un signal tout aussi inquiétant…

- le déclin de la biodiversité s'accentue, puisque le nombre d'espèces en danger est passé de 16.118 en 2006 à 16.306 en 2007

- l'acidification des océans menace également de nombreux crustacés (huître, moules, clams..) ou encore les poissons via l'atteinte aux récifs coralliens, habitat nourricier par excellence.

- Fin 2007, on constate une nouvelle hausse des concentrations de CO2 atmosphérique de 2,4 ppm (0,6 %) par rapport à 2006, avec une valeur de 385 ppm. Entre 1979 et 1995, la hausse annuelle moyenne était de 1,43 ppm puis de 1,65 ppm entre 1996 et 2006. Pour mémoire, au début de l’ère industrielle, en 1850, la concentration de CO2 dans l'atmosphère était de 280 ppm. (ppm = parts par million)

Un signe positif :

- De plus en plus d'acteurs de l'économie mondiale ont conscience des enjeux économiques liés à la protection de l'environnement, et ils soutiennent et encouragent la transition de tous les pays de la communauté internationale vers une économie durable.

 

L'accord de Bruxelles du 9 mars 2007

Énergies renouvelables et émissions de gaz à effet de serre

Les dirigeants de l'Union européenne ont conclu un accord imposant un objectif global de 20% d'énergies propres d'ici 2020. Ils ont toutefois accepté une "approche différenciée" par pays pour tenir compte de certaines spécificités nationales. 

 

La proposition de nouvelle directive européenne 

Directive européenne sur l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique de chaque État membre.

La proposition de nouvelle directive européenne, publiée le 23 janvier 2008, appelle chaque État membre à augmenter sa part d’énergies renouvelables – comme le solaire, l’éolien ou l’hydraulique – afin de stimuler la part européenne pour qu’elle passe de 8,5 % aujourd’hui à 20 % d’ici 2020

Pour parvenir à ces objectifs, chaque pays de l’Union des 27 doit augmenter sa part de renouvelables.

Les pays européens sont libres de décider de leur "bouquet" favori de renouvelables, en tenant compte de leurs différents potentiels, mais ils doivent présenter des plans d’action nationaux sur leur stratégie à la Commission d’ici le 31 mars 2010. 

Les plans devront être définis en fonction de trois secteurs : électricité, chauffage et refroidissement, et transports.

Les objectifs de chaque État membre

États membres 

Part de renouvelables
en 2005

Part requise
d'ici 2020

Suède

39.8%

49%

Lettonie

34.9%

42%

Finlande

28.5%

38%

Autriche

23.3%

34%

Portugal

20.5%

31%

Danemark

17%

30%

Estonie

18%

25%

Slovénie

16%

25%

Roumanie

17.8%

24%

Lituanie

15%

23%

France

10.3%

23%

Espagne

8.7%

20%

Grèce

6.9%

18%

Allemagne

5.8%

18%

Italie

5.2%

17%

Bulgarie

9.4%

16%

Irlande

3.1%

16%

Pologne

7.2%

15%

Royaume-Uni

1.3%

15%

Slovaquie

6.7%

14%

Pays-Bas

2.4%

14%

Hongrie

4.3%

13%

République tchèque

6.1%

13%

Chypre

2.9%

13%

Belgique

2.2%

13%

Luxembourg

0.9%

11%

Malte

0%

10%

 

Flux virtuels d’énergie 

La proposition de la Commission permet l’échange virtuel d’énergies renouvelables impliquant les garanties d’origine (GO), qui attestent de l’origine renouvelable de la source de l’électricité produite. 

Dans le cadre de ce système, les États membres peuvent investir dans la production d’énergies renouvelables d’un autre État membre en échange de GO, qui peuvent être comptabilisées pour atteindre l’objectif en matière de renouvelables. Mais la Commission a ajouté la condition qu’un État membre doit déjà avoir atteint son propre objectif intermédiaire pour être autorisé à recevoir des investissements et à transférer des GO à un autre État membre.

Chauffage des bâtiments et de certaines zones 

Alors que la directive se concentre sur la promotion d’installations d’énergies renouvelables à grande échelle, les États membres doivent néanmoins assurer des niveaux minimum d’énergies produites par des sources renouvelables dans tous les bâtiments neufs ou rénovés. Le texte contient également des dispositions pour la reconnaissance mutuelle des certificats des techniciens qui installent des technologies renouvelables dans les bâtiments.

Les architectes et les urbanistes doivent également être guidés par les États membres quand ils prévoient la construction de nouvelles constructions, et les autorités locales et régionales devraient étudier l’installation d’équipement et de systèmes pour l’utilisation de chauffage, d’air conditionné et d’électricité à partir de sources renouvelables et pour le chauffage et le refroidissement de certaines zones quand ils programment, dessinent, construisent et rénovent des zones industrielles ou résidentielles.

Coûts

La Commission prévoit que l’ensemble du paquet énergie et climat coûtera moins de 0,5 % du PIB de l’UE. La Commission a également mentionné à plusieurs reprises le coût de l’inaction, évalué dans le rapport Stern. Elle affirme qu’en raison de l’augmentation des prix du pétrole et du gaz, les gains générés par la promotion des énergies renouvelables seront bien plus importants que les calculs actuels de la Commission. 

Développements récents et prochaines étapes:

- Janvier 2008 : La proposition est transmise au Conseil de l’UE et au Parlement pour approbation.

- 1er semestre 2009 : date cible pour l’adoption de la législation.  

- 31 mars 2010 : date limite pour la présentation par les États membres des Plans d’action nationaux sur les énergies renouvelables. 

Voir aussi : www.euractiv.com/fr/

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