Changements Climatiques

Page 1 - L'accord de Copenhague

Page 2 - Protocole de Kyoto (1997 à 2007)

Page 3 - Quelques vérités sur le nucléaire

 

L'accord de Copenhague du 12 décembre 2009

L'accord de Copenhague, est un texte qui rassemble des orientations à l'échelle planétaire sur le traitement du changement climatique, en particulier sur la réduction des émissions et les financements pour les pays en développement. Il demande aux pays développés de présenter leurs objectifs chiffrés de réduction d'émissions pour 2020, par rapport à une année de référence, et aux pays en développement les plus importants de présenter leurs actions de limitation nationale de leurs émissions pour 2020. 

La France et l'Union européenne ont signé l'accord de Copenhague et présentent un objectif de réduction d'émissions de gaz à effet de serre de 20 %, voir de 30% sous conditions d'effort comparable des autres pays, d'ici 2020 par rapport à 1990. 

Le Japon, les États-Unis, la Chine, la Corée et l'Australie sont parmi les 75 autres pays qui ont communiqué leur objectif chiffré de réduction pour 2020.

L'accord de Copenhague prévoit une aide pour les plus vulnérables de 30 milliards de dollars sur les trois prochaines années (2010 à 2012), avant d'atteindre la somme de 100 milliards de dollars d'ici à 2020.


Objectifs de l'accord

1. Vision partagée:- Objectif de limiter le réchauffement en dessous de 2°C
- Reconnaissance de la priorité à accorder dans le domaine de l'adaptation aux pays les plus vulnérables (États insulaires en développement, pays les moins avancés, Afrique).
- Évaluation de la mise en œuvre de l'accord à conclure en 2015, tenant compte de l'objectif ultime de la Convention en vue d'une limitation plus ambi
tieuse de 1,5°C.

2. Actions et obligations des Parties :
- Engagement des pays développés à réduire leurs émissions d'ici 2020, avec la déclaration d'objectifs de réduction des émissions avant le 31 janvier 2010 et engagement pour les pays Parties au protocole de Kyoto à renforcer leurs objectifs « initiés » par le protocole . Mise en place d'un un système de mesure, rapport, et vérification (« MRV ») des réductions et du financement qui sera rigoureux, robuste et transparent.
- Mise en place d'un mécanisme pour accélérer le développement et le transfert de technologies
- Engagement des pays en développement de mener des actions d'atténuation de leurs émissions d'ici 2020 et à répertorier avant le 31 janvier 2010. Communication tous les deux ans de ces actions à travers les communications nationales existantes sous la Convention, mais ce dans le respect du principe de la souveraineté nationale ; souplesse pour les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement.
- Mise en place « immédiate » d'un mécanisme pour lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts ( REDD+).

3. Financement :
- Engagement de fournir des ressources « nouvelles et additionnelles » par les pays développés de 30 milliards USD sur la période 2010-2012 avec équilibre entre adaptation et atténuation (dont REDD)
- Objectif collectif des pays développés de mobiliser 100 milliards USD par an d'ici 2020 pour les pays en développement « dans le contexte d'actions crédibles dans le domaine d'atténuation et de la transparence » avec de multiples sources de financement (publique, privée, bilatérale, multilatérale y compris financement « alternatif »)
- Financement pour l'adaptation à travers des arrangements avec gouvernance paritaire entre pays développés et pays en développement
- Création du Fonds vert pour le climat
- Mise en place d'un panel à haut niveau pour étudier les sources potentielles de revenus, dont les sources alternatives


Le constat d'un dérèglement climatique alarmant 

Réduction de la bio-diversité, accélération de la hausse du niveau des mers, acidification des océans, augmentation des ouragans dits ''majeurs'', fontes des glaces, accroissement des gaz à effet de serre et variations anormales dans les régimes de précipitation et d'humidité : le bilan est d'ores et déjà déplorable :

- la fonte des glaces, les glaciers des Alpes auraient diminué de deux tiers, soit la moitié de leur volume total entre 1850 et 1975 puis 25% supplémentaire du volume restant entre 1975 et 2000 et encore 10 à 15% de ce qu'il en restait entre 2.000 et 2.005.

- La fonte du plateau tibétain de 7% constitue un signal tout aussi inquiétant…

- le déclin de la biodiversité s'accentue.....

- l'acidification des océans menace également de nombreux crustacés (huître, moules, clams..) ou encore les poissons via l'atteinte aux récifs coralliens, habitat nourricier par excellence.

Les émissions du CO2 au niveau mondial en 2008

Une étude internationale indique que l'accroissement du CO2 atmosphérique en 2008 a été de 4 milliards de tonnes de carbone et sa concentration a atteint 385 parties par million, soit 38 % de plus que le niveau de l'ère pré-industrielle.
- Les émissions de carbone liées à l'action de l'homme correspondent à 1,3 tonne de carbone par habitant et par an, soit 30 % de plus que dans les années 1990-2000. 
- L'étude montre également que les puits de carbone naturels (l'océan et la biosphère continentale), jouant un rôle important dans la régulation des émissions anthropiques n'ont pas été capables de suivre l'augmentation rapide des émissions.
- Environ 45 % des émissions anthropiques s'accumulent dans l'atmosphère, le reste (55 %) étant absorbé par l'océan, les sols et la végétation. Cependant, la fraction des émissions restant dans l'atmosphère a tendance à augmenter depuis 50 ans. 

- D'après l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) l'année 2008 se positionne au dixième rang des années les plus chaudes enregistrées depuis 1850. La température moyenne combinée de l’air à la surface des terres et de la mer en surface affichait une hausse de 0,31 °C par rapport à la normale calculée pour la période 1961–1990. 

Répartition des émissions de gaz à effet de serre suivant les pays en 2008 :

- Australie 26,5 tonnes par habitant
- États-Unis 24,5
tonnes par habitant
- Union Européenne 10,5
tonnes par habitant
- Chine 3,9
tonnes par habitant
- Inde 1,9
tonnes par habitant
- Afrique de 0,1 à 0,3
tonnes par habitant

Un signe positif :

De plus en plus d'acteurs de l'économie mondiale ont conscience des enjeux économiques liés à la protection de l'environnement, et ils soutiennent et encouragent la transition de tous les pays de la communauté internationale vers une économie durable.

L'accord de Bruxelles du 9 mars 2007

Énergies renouvelables et émissions de gaz à effet de serre

Les dirigeants de l'Union européenne ont conclu un accord imposant un objectif global de 20% d'énergies propres d'ici 2020. Ils ont toutefois accepté une "approche différenciée" par pays pour tenir compte de certaines spécificités nationales. 

La proposition de nouvelle directive européenne 

Directive européenne sur l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique de chaque État membre.

La proposition de nouvelle directive européenne, publiée le 23 janvier 2008, appelle chaque État membre à augmenter sa part d’énergies renouvelables – comme le solaire, l’éolien ou l’hydraulique – afin de stimuler la part européenne pour qu’elle passe de 8,5 % aujourd’hui à 20 % d’ici 2020

Pour parvenir à ces objectifs, chaque pays de l’Union des 27 doit augmenter sa part de renouvelables.

Les pays européens sont libres de décider de leur "bouquet" favori de renouvelables, en tenant compte de leurs différents potentiels, mais ils doivent présenter des plans d’action nationaux sur leur stratégie à la Commission d’ici le 31 mars 2010. 

Les plans devront être définis en fonction de trois secteurs : électricité, chauffage et refroidissement, et transports.

Les objectifs de chaque État membre

États membres 

Part de renouvelables
en 2005

Part requise
d'ici 2020

Suède

39.8%

49%

Lettonie

34.9%

42%

Finlande

28.5%

38%

Autriche

23.3%

34%

Portugal

20.5%

31%

Danemark

17%

30%

Estonie

18%

25%

Slovénie

16%

25%

Roumanie

17.8%

24%

Lituanie

15%

23%

France

10.3%

23%

Espagne

8.7%

20%

Grèce

6.9%

18%

Allemagne

5.8%

18%

Italie

5.2%

17%

Bulgarie

9.4%

16%

Irlande

3.1%

16%

Pologne

7.2%

15%

Royaume-Uni

1.3%

15%

Slovaquie

6.7%

14%

Pays-Bas

2.4%

14%

Hongrie

4.3%

13%

République tchèque

6.1%

13%

Chypre

2.9%

13%

Belgique

2.2%

13%

Luxembourg

0.9%

11%

Malte

0%

10%

 

Flux virtuels d’énergie 

La proposition de la Commission permet l’échange virtuel d’énergies renouvelables impliquant les garanties d’origine (GO), qui attestent de l’origine renouvelable de la source de l’électricité produite. 

Dans le cadre de ce système, les États membres peuvent investir dans la production d’énergies renouvelables d’un autre État membre en échange de GO, qui peuvent être comptabilisées pour atteindre l’objectif en matière de renouvelables. Mais la Commission a ajouté la condition qu’un État membre doit déjà avoir atteint son propre objectif intermédiaire pour être autorisé à recevoir des investissements et à transférer des GO à un autre État membre.

Chauffage des bâtiments et de certaines zones 

Alors que la directive se concentre sur la promotion d’installations d’énergies renouvelables à grande échelle, les États membres doivent néanmoins assurer des niveaux minimum d’énergies produites par des sources renouvelables dans tous les bâtiments neufs ou rénovés. Le texte contient également des dispositions pour la reconnaissance mutuelle des certificats des techniciens qui installent des technologies renouvelables dans les bâtiments.

Les architectes et les urbanistes doivent également être guidés par les États membres quand ils prévoient la construction de nouvelles constructions, et les autorités locales et régionales devraient étudier l’installation d’équipement et de systèmes pour l’utilisation de chauffage, d’air conditionné et d’électricité à partir de sources renouvelables et pour le chauffage et le refroidissement de certaines zones quand ils programment, dessinent, construisent et rénovent des zones industrielles ou résidentielles.

Coûts

La Commission prévoit que l’ensemble du paquet énergie et climat coûtera moins de 0,5 % du PIB de l’UE. La Commission a également mentionné à plusieurs reprises le coût de l’inaction, évalué dans le rapport Stern. Elle affirme qu’en raison de l’augmentation des prix du pétrole et du gaz, les gains générés par la promotion des énergies renouvelables seront bien plus importants que les calculs actuels de la Commission. 

Développements récents et prochaines étapes:

- Janvier 2008 : La proposition est transmise au Conseil de l’UE et au Parlement pour approbation.

- 1er semestre 2009 : date cible pour l’adoption de la législation.  

- 31 mars 2010 : date limite pour la présentation par les États membres des Plans d’action nationaux sur les énergies renouvelables. 

Voir aussi : www.euractiv.com/fr/

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www.outilssolaires.com