|
IDRR
- Manifeste |
|
Pour un politique énergétique résolument tournée vers le développement durable
Les adhérents et sympathisants de l’DRR en tant que consommateurs consomment, comme tout citoyen, de l’énergie. Les questions à se poser sont comment nous consommons cette énergie et comment nous la produisons ? Il s’agit de faire des choix en sachant que toute production d’énergie a un impact plus ou moins grand sur l’environnement. Tout d’abord, l’énergie la moins chère, la moins polluante et qui n’a pas d’impact sur l’environnement est l’énergie que nous ne produisons pas. Le premier axe de la position de l’IDRR est donc celui de la réduction de la consommation et la maîtrise de l’énergie. La réduction ou les économies d’énergies doivent se faire par des modifications de nos comportements en réduisant les gaspillages. C’est un travail de conscientisation de chacun de nous à tout moment qui doit être accompagné par des campagnes visant à accroître cette prise de conscience. Quelques exemples : Ne pas laisser les lumières allumées inutilement chez nous et à notre lieu de travail, ne pas laisser couler l’eau inutilement au robinet, rechercher les moyens de transport collectif ou le covoiturage quand c’est possible, privilégier l’achat des produits fabriqués proches de chez nous pour éviter le gaspillage d’énergie par les transports, ne pas avoir un comportement d’enfant gâté achetant moult objets qui après encombrent nos placards. Il y a de multiples exemples et de nombreux à inventer. Il s’agit en quelque sorte d’une remise en cause de nous même. La maîtrise de l’énergie consiste à privilégier l’achat de matériels plus économes en énergie pour un service équivalent et à réduire les pertes de production d’énergie. Il faut savoir qu’en 2001 sur 251 MTEP entrant dans notre bilan énergétique national 93 MTEP (soit 37 %) sont perdues à réchauffer inutilement la planète et seule 158 MTEP¨arrivent à l’usager. L’essentiel de nos pertes (80 MTEP soit 86 %) sont dues à la production d’électricité (essentiellement nucléaire). Quelques exemples : Lampes basse consommation, isolation des bâtiments, frigo basse consommation, conception bioclimatique des habitations, abandon du chauffage électrique sauf en usage de pompe à chaleur… La réduction des pertes d’énergie par l’usage systématique de la cogénération (production combinée d'électricité et de chauffage) qui permet de valoriser les pertes importantes de chaleur dans les centrales électriques) et le développement des réseaux de chaleur. Ces mesures pourraient réduire nos besoins de production énergétique de 53 % les faisant passer de 251 MTEP à 120 MTEP. Il reste que malgré ces mesures, nous aurons des besoins énergétiques pour nous chauffer, nous déplacer, nous éclairer, produire notre alimentation, et tous les objets que nous utilisons. Pour cela, deux solutions s’offrent à nous :
Dans la première solution, outre les problèmes de pollution et de dangerosité (effet de serre et couche d’ozone pour les énergies fossiles, dangerosité et accumulation de déchets radioactifs durant de très longues années et conséquences catastrophique en cas d’accident, de guerre ou d’attentat pour le nucléaire), ces énergies sont d’une utilisation limitée dans le temps (temps de reconstitution de l’ordre du millénaire pour un temps de consommation de l’ordre du siècle) y compris pour le nucléaire (réserves très insuffisantes par rapport aux besoins généraux d’énergie). Les limites des stocks et leur répartition géographique en font une source de convoitise qui est à l’origine de nombreuses guerres actuelles. Est-ce un hasard si le moyen orient qui dispose des réserves les plus importantes au niveau mondial, connaît une série de conflits ? La raréfaction des énergies fossiles dans les 50 années à venir (c’est à échéance de nos enfants ou petits enfants) accentuera ces tensions et augmentera les risques de guerre si nous continuons sur cette voie. Les limites des stocks d’uranium en regard des risques de cette technologie et de l’héritage de déchets radioactifs pour les générations futures en condamne une utilisation durable (sauf d’hypothétiques croyances en des solutions miracles qui tiennent plus de l’incantation mystique que d’une attitude scientifique). En tout état de cause, la première solution ne peut-être une solution dans une perspective de développement durable. La deuxième solution présente pour chacune des énergies renouvelables des inconvénients spécifiques mais une toute autre échelle que les inconvénients des énergies fossiles et nucléaires. Le point commun de ces énergies renouvelables est que ce sont des énergies que l’on capte et que l’on dévie de leur destination pour en faire un usage au service de l’homme. On dit que ce sont des énergies de flux. Le deuxième axe de la position de l’IDRR est celui du développement de la production d’énergie par les énergies renouvelables. L’IDRR défend le développement de l’utilisation de l’ensemble des ressources renouvelables dans la limite des besoins restant après avoir lutté contre le gaspillage et maîtrisé les consommations par des appareils économes. Il faut étudier chaque cas et situation concrète selon une orientation politique générale pour dire si dans tel ou tel cas, il faut de l’éolien et ou du solaire, de l’hydraulique ou de la biomasse. En fait c’est une association judicieuse de l’utilisation de ces sources d’énergie qui doit être trouvée. L’IDRR s’y engagera dans le Tarn en participant autant que ses forces lui permettent à l’élaboration des chartes de pays en constitution qui doivent définir à travers ces chartes les choix stratégiques dans les 20 ans à venir pour chaque territoire concerné. L’IDRR ne défend pas les positions égocentristes qui consistent à refuser près de chez soi tout inconvénient résultant de la nécessité de satisfaire de besoins énergétiques que nous utilisons. Au contraire nous sommes globalement pour rapprocher au plus près du consommateur les moyens de production de l’ énergie. Par contre nous sommes ouverts à entendre et à aider à la recherche de consensus pour trouver des solutions qui visent à réduire, voire à supprimer certains inconvénients par la concertation. Comment passer de la situation actuelle basée sur du majoritairement énergie fossile à un développement durable basé sur les énergies renouvelables tout en assurant un niveau de confort satisfaisant pour la population ? Une étude nationale menée en 1997 par les amis de la terre pour l’élaboration du livre blanc européen sur l’énergie fait apparaître une gamme de solutions qui pourra être enrichie et devra être étudié pour l’adapter aux besoins et ressources énergétiques du territoire du pays. Cette gamme de production permettrait de produire 65 MTEP sur les 120 MTEP nécessaires après les mesures d’économie et de maîtrise de l’énergie soit 54 % de nos besoins par les énergies renouvelables avec les techniques actuellement éprouvées (hydraulique, éoliennes, photovoltaïque, solaire thermique, énergie bois, biomasse, géothermie. Nous pourrions, en mettent en oeuvre une telle orientation pour les 20 ans à venir nous passer du renouvellement du parc nucléaire tout en réduisant nos besoins d’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon) de 58 % en les faisant passer de 130 MTEP/an à 54 MTEP/an. En poursuivant les efforts de recherche / développement selon la même orientation, la prochaine étape serait d’assurer une production de nos besoins énergétique allant vers les 100 % d’énergie renouvelable avant l’épuisement des ressources fossiles et atteindre un réel développement durable et.. raisonnable.
Pour cela l’IDRR s’engage :
|
|
|