|
|
La performance énergétique du bâtiment Page 1 |
|||
|
Page 1 - La RT 2012 - Diagnostic de la performance énergétique - La problématique de la consommation d'énergie dans les logements - L'énergie solaire et la performance énergétique Page
2 Page
3 Désormais, la Réglementation Thermique RT 2012 remplace la RT 2005. Elle a pour objectif de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs, d’habitation (résidentielle) ou de tout autre usage (tertiaire). Cette nouvelle réglementation, instituée par le décret n° 2010-1269 du 26 octobre 2010, doit s’appliquer, à partir du 28 octobre 2011, aux bâtiments neufs publics et du tertiaire (commerces et bureaux) ainsi qu'aux zones prioritaires de rénovation urbaine. L'obligation pour les logements neufs s'appliquera seulement à partir du 1er janvier 2013.
Objectif
- Limiter la consommation d'énergie De plus, de nouvelles exigences minimales vont également être introduites comme l’obligation de recours aux énergies renouvelables, l’obligation de traitement des ponts thermiques ainsi que celle concernant le traitement de la perméabilité à l’air des logements neufs. De tous les secteurs économiques du pays, le bâtiment est le plus vorace en énergie. Il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes d'équivalent pétrole par an, soit 42,5% de toute l'énergie consommée en France. Il génère aussi 123 millions de tonnes de CO2, soit 23% des émissions, mais avec les avancées de la RT 2012, c’est une consommation globale d’énergie qui devrait être divisée par 2 ou 3. Variations régionales Dans le nord et dans l'est de la France, les nouveaux bâtiments pourront consommer jusqu'à 65 kWh par m2 et par an, alors qu'ils devront atteindre une performance de 40 kWh/m2/an sur le pourtour méditerranéen. Calendrier
de la RT 2012
En Europe, le secteur "bâtiment" consomme plus du tiers de l'énergie globale. De ce fait le bâtiment et surtout les logements représentent le plus grand gisement d'économies d'énergie. Ainsi, l'amélioration de la performance énergétique est une priorité caractérisée par une "Directive" du parlement européen. Diagnostic de la performance énergétique (DPE) Le diagnostic est un document qui comprend la quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment, ainsi qu'une classification en fonction de valeurs de référence afin que les consommateurs puissent comparer et évaluer sa performance énergétique. Le diagnostic devra être accompagné de recommandations destinées à améliorer la performance énergétique, permettant ainsi, en cas de travaux ou de remplacement d'équipements, d'optimiser les interventions pour maîtriser la consommation énergétique et contribuer ainsi à réduire les charges pour les occupants et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Un diagnostic de performance énergétique doit être établi au même titre que le diagnostic amiante, plomb et termites lors de la vente d'un logement existant, avec la promesse de vente. Il doit être annexé à toute vente immobilière, et tout contrat de location (signature du bail ou son renouvellement). Dès 2011, il sera obligatoire d’afficher le Diagnostic de performance énergétique (DPE) dans les annonces de vente et de location. Le diagnostic de la performance énergétique définit l’aptitude à limiter la consommation d’énergie sans altérer le confort. Lorsque vous achèterez ou louerez un logement le vendeur ou bailleur, devra vous faire savoir quelles sont les "performances énergétiques" du local, ceci pour vous donner une idée des charges qui vous attendent. Il devra donc vous remettre un "certificat de performance énergétique" établi à la suite du "diagnostic". Ainsi, chaque acquéreur de logement (ou éventuellement candidat locataire) pourra savoir si son logement est un logement aux performances médiocres ou correctes et ce qu’il pourrait faire concrètement pour améliorer cette performance. L’efficacité du diagnostic sera double : - d’une part il permettra à l’occupant de vérifier que son comportement est adapté (comparaison de la consommation réelle avec la consommation de référence). Ainsi le diagnostic sera un formidable outil de sensibilisation aux économies d’énergie, de modification des comportements et d’amélioration des performances intrinsèques des logements. - D'autre part, il doit introduire une "valeur verte" sur le marché immobilier. Les vendeurs ou bailleurs pourraient s’arranger pour améliorer les performances d'un logement, pour vendre ou louer plus cher. Le coût d’un DPE varie entre 60 et 150 euros, ce qui porte la facture de l'ensemble des diagnostics obligatoires à environ 450 euros pour un F3.
Classification du bâtiment selon le niveau de consommation annuelle d’énergie par m2 (en kWhÉnergie primaire/m2.an)
- Classe A : Logement économe, avec une consommation annuelle d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement inférieure à 51 kWh/m2/an, à la : - Classe G : Logement énergivore, avec une consommation égale ou supérieure à 450 kWh/m2/an. Cet indicateur devra également être complété par une décomposition entre énergies renouvelables et énergies fossiles ainsi qu’une estimation du coût en euros incluant les abonnements et la contribution au réchauffement climatique en kg. équivalant CO2 par m2.an. Note
: Le niveau de
consommation visé par le réglementation thermique : actuelle (RT2005),
future proche (RT2012) et attendue à l'horizon 2020 (BEPos)
Allant de
: à la : - Classe G : fortes émissions de gaz à effet de serre, avec 80 kg. équivalant de CO2/m2.an La durée de validité du diagnostic et du certificat de performance énergétique est de 10 ans. |
||||
|
Affichage de la "classe énergie" Toute publication périodique diffusée dans la presse devra comporter la mention du classement de ce bien. La lettre utilisée devra être en majuscules et être précédée des mots "classe énergie". Concernant les annonces en vitrine et sur Internet, elles doivent comporter l’étiquette correspondant aux consommations d’énergie du bien ainsi que la mention du classement de ce bien. Désormais, cette obligation est soulignée par de possibles pénalités : en cas de non affichage, la loi prévoit l’annulation de la transaction ou la réduction du prix, et au plan pénal, une amende de 37.500 euros et un maximum de deux ans de prison. Simulateur de Performance Énergétique Le Simulateur DPE vous permet de faire vous-même le relevé des informations nécessaires au Diagnostic de Performance Énergétique de votre logement. Votre travail prépare la visite du diagnostiqueur et vous permet de lancer un appel d'offres gratuit auprès des nombreux diagnostiqueurs de votre secteur géographique. Faites votre Diagnostic de Performance Énergétique vous même et calculez vos étiquettes Énergie et Climat. Simulateur de Performance Énergétique
La problématique de la consommation d'énergie dans les logements L'unité utilisée pour caractériser la consommation d'énergie dans un logement est le kWh par mètre carré par an. Par exemple: si la consommation globale pour le chauffage, la cuisson, l'eau chaude sanitaire, l'éclairage et les équipements électriques est de 12.000 kWh/an dans un logement de 100 m2, on dit que la performance énergétique du logement est de 120 kWh/m2.an (12000/100). Cette valeur de consommation pourrait être liée à une échelle d'efficacité énergétique, comme pour les équipements ménagers. En France, la performance énergétique moyenne dépasse 200 kWh/m2.an, avec de fortes variations suivant le type de logement (appartement, maison individuelle, HLM), la date de la construction et la zone climatique. Les logements récents construits suivant les règles en vigueur (absence de ponts thermique, ventilation maîtrisée, équipements performants, ...) consomment beaucoup moins que la moyenne du parc, qui est essentiellement ancien. La nouvelle réglementation thermique RT2012 fixe la consommations d'énergie primaire (chauffage, eau chaude, éclairage, climatisation, ventilation) à 50 kWh/m²/an en moyenne. Le schéma de la consommation d'énergie, ci-dessus, montre les très fortes variations dans la performance énergétique des logements "anciens" par rapport aux logements "actuels". Cependant, malgré le renforcement de l'isolation thermique et l'efficacité des équipements de chauffage, la consommation d'énergie globale ne cesse d'augmenter. Les raisons principales sont l'augmentation de la surface des logements par rapport au nombre d'occupants et une amélioration générale du confort.
Par ailleurs, le schéma montre comment la consommation d'énergie est partagée entre les différents postes : A.
Le chauffage (en rouge) B.
L'électricité spécifique (Éclairage et équipement électrique : en
jaune) C.
Le cuisson (en vert) D.
L'eau chaude sanitaire (en bleu) D'après
l'Observatoire de l'énergie
Solaire passif L'application des normes
de construction en vigueur (RT 2005) peut réduire
la consommation d'énergie de moitié par rapport aux logements anciens.
Les besoins de chauffage peuvent être réduits encore par moitié en appliquant
les règles simples de la conception architecturale
bioclimatique : Solaire actif Afin d'aller encore plus loin dans la recherche des économies d'énergie, il faut devenir producteur : A.
L'eau chaude sanitaire B.
Le chauffage C.
L'électricité spécifique Ces applications solaires sont traitées par ailleurs sur Outils Solaires Note : Grâce à la production solaire et un peu de bois pour l'appoint de chauffage, on pourrait être virtuellement autonome en énergie. Cependant, afin de construire un logement réellement écologique, il faut également tenir compte de la consommation inconsidérée de l'eau et surtout les besoins de transport. Ce qui nous emmène à reconsidérer l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Références Arrêté du 16 octobre 2006 définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques réalisant le diagnostic de performance énergétique et les critères d'accréditation des organismes de certification. Voir : www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0611888A Performance énergétique et
approvisionnement en énergie des bâtiments existants Chiffres
clefs pour la France Classement
du DPE (Diagnostique de Performance Energétique) Le parc de
bâtiments peut être
segmenté en 5 parties : Le
budget énergétique des ménages, d'après l'INSEE Au
total 37,3 milliards ont été dépensés pour un usage domestique, soit
590 euros en moyenne par habitant sur l'année 2006. Carburant |
||||
|
|
||||