Eco-développement

 

Agenda 21

Le concept d'éco-développement ou de développement durable est défini comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs. Le concept est issue du constat que la prospérité des pays du Nord s'est édifiée sur la destruction de nombreux écosystèmes ou sur leur pollution.

L'Action 21 est le programme adopté par les gouvernements à la Conférence des Nations Unis sur l'environnement et le développement à Rio en 1992. Ce programme repose sur l'idée que nous ne pouvons continuer avec les politiques actuelles qui perpétuent l'écart économique dans les pays et entre eux et qui causent la détérioration continue des écosystèmes dont nous dépendons pour survive sur terre. Les actions ont des dimensions sociales et économiques, elles couvrent la conservation et la gestion des ressources.
Notamment :
- modification des modes de consommation,
- promotion d'un modèle viable d'établissements humains,
- protection de l'atmosphère,
- conception intégrée de la planification et de la gestion des terres,
- préservation de la diversité biologique,
- protection des océans ainsi que les ressources en eau douce et leur qualité,
- gestion écologiquement rationnelle des déchets.

L'Agenda 21 décline les initiatives locales à mener pour mettre en œuvre le programme dans le cadre d'une responsabilité globale. Les problèmes abordés sont si nombreux que la participation et la coopération des collectivités est un facteur déterminant pour atteindre les objectifs du programme. En effet, ce sont les collectivités locales qui construisent, exploitent et entretiennent les infrastructures économiques, sociales et environnementales, qui surveillent les processus de planification, qui fixent les orientations et les réglementations locales en matière d'environnement et qui apportent leur concours à l'application des politiques de l'environnement adoptées à l'échelon national ou infra national.
Une ville ayant mis en place un programme Agenda 21 local est une agglomération dont le fonctionnement social et biophysique, les projets et l'évolution, s'inscrivent dans les perspectives ouvertes par le développement durable. 
C'est donc une ville : 
1.   Dont les habitants disposent des moyens d'agir pour qu'elle soit organisée et fonctionne dans des conditions politiques, institutionnelles, sociales et culturelles satisfaisantes pour eux et équitables pour tous; 
2.   Dont le fonctionnement et la dynamique satisfont à des objectifs de sécurité des conditions biologiques de vie, de qualité des milieux et de limitation des consommations de ressources;
3.   Qui ne compromet ni le renouvellement des ressources naturelles alentour, ni le fonctionnement, les relations et la dynamique des écosystèmes micro régionaux, ni, enfin, les grands équilibres régionaux et planétaires indispensables au développement durable des autres communautés;
4.   Qui s'attache à préserver les capacités de vie et les potentialités de choix des générations futures. 

Un bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale) réuni toutes les qualités habituelles d'architecture : beauté, fonctionnalité et performance technique mais, d'une telle manière que les impacts sur l'environnement sont durablement réduits, depuis l'extraction de ses matières premières jusqu'à sa démolition.
L'approche HQE veut que la qualité de vie des usagers et des riverains du bâtiment soit assuré, sans oublier celle des générations à venir.

Le coût global d'un bâtiment ou un produit comprend le coût d'acquisition, le coût d'utilisation, le coût de maintenance, le coût de modification, le coût de destruction. Elle instaure donc la notion de coût relatif à l'ensemble de la vie d'un bâtiment ou d'un produit pour un usage donné.

Protocole de Kyoto

Le Protocole de Kyoto est une convention cadre sur les changements climatiques qui a été adopté à Kyoto le 11 décembre 1997. Il fixe des engagements chiffrés (en équivalent dioxyde de carbone) en vue de réduire ou de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2008-2012. Il énonce aussi les politiques et mesures à mettre en oeuvre pour réaliser ces objectifs, de même que les principes de base des mécanismes de flexibilité.
Le Protocole a été ratifié par plus de 120 États, mais ne pourra accéder au statut de traité international que lorsque les pays industrialisés qui l’ont ratifié représenteront 55 % des émissions de gaz à effet de serre. Avec l'accord difficile de la Russie en octobre 2004, le protocole entrera en vigueur au début 2005. Par contre, les États-Unis, le pays le plus polluant du monde avec 36% des émissions, se sont  retirés du Protocole en 2001.

Pendant les négociations du protocole de Kyoto, l'Europe a voulu instaurer la classique contrainte réglementaire. Cependant, les américains ont imposer le principe d'un mécanisme de marché pour inciter l'industrie à limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES). L'économiste américain Mac Lean est l'inventeur du concept de système d'échange des droits d'émission. Le concept est simple : les niveaux d'émissions de polluants doivent baisser chaque année, libre aux industriels concernés de s'organiser pour atteindre collectivement l'objectif. Ainsi, l'État ne subventionne pas la réduction des polluants mais engage le marché à financer lui-même les investissements écologiquement vertueux, la tonne de CO2 ayant désormais un coût (estimé à 10€ la tonne au début 2005). 
Et l'Europe, qui se veut fer de lance en matière de lutte contre le réchauffement climatique, a totalement adopté ce marché de quotas. C'est une des pièces maîtresses du dispositif pour atteindre la diminution de 8% d'émissions de GES d'ici à 2008-2012 par rapport au niveau d'émissions de 1990. Mais seuls les secteurs industriels les plus émetteurs de CO2 (énergie et activités industrielles de combustion, raffinerie, cokerie, sidérurgie, aciérie, ciment, verre, etc.) qui concentrent environ 45% des émissions de CO2 sont concernés par le système.
Au titre du Protocole de Kyoto, les pays développés peuvent inclure les variations nettes de leurs émissions (calculées en soustrayant les absorptions des émissions de CO2) du fait de certaines activités liées au changement d'affectation des terres et à la foresterie (l'augmentation de la végétation tend à absorber le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère).

Les puits de carbone sont les éléments de la biomasse, surtout les forêts, qui absorbent du gaz carbonique par la photosynthèse. 
Au titre du Protocole de Kyoto, on ne parle de puits de carbone que pour les stockages additionnels de carbone lors du changement de l'utilisation des terres et non les réservoirs naturels de carbone.

Le principe des marchés de permis d'émission consiste à allouer aux "pollueurs" (des États à l'échelle internationale, des entreprises à l'échelle nationale) gratuitement, à prix fixe ou aux enchères, des quotas d'émissions de CO2, que ceux-ci peuvent ensuite s'échanger. Chaque émetteur de CO2 doit alors s'assurer qu'il détient autant de permis d'émission que ce qu'il va émettre. Dans le cas contraire, il se trouve contraint ou bien de réduire ses émissions, ou bien d'acheter des permis. Inversement, si ses efforts de maîtrise des émissions lui permettent de posséder un excédent de permis, il peut mettre ceux-ci en vente. Le principe des marchés de permis n'est pourtant en aucun cas immoral : loin de consacrer un "droit à polluer", la création de marchés de permis d'émission restreint au contraire la faculté des agents économiques d'émettre du CO2, qui était auparavant illimitée.

Ce dispositif vise à apporter plus de souplesse et à assurer un meilleur rendement économique aux pays développés soumis à l'obligation juridiquement contraignante de réduire leurs émissions, au titre du Protocole de Kyoto. Flexibilité apportée par le marché pour la mise en oeuvre d'objectifs de réduction. Dans le cas d'un système national de permis négociables, un gouvernement distribuera des permis (peut-être limités dans le temps) aux grossistes en combustibles fossiles ou bien aux producteurs et importateurs de ces combustibles, et les autorisera à les échanger sur le marché interne. Ce gouvernement pourrait également autoriser les détenteurs de permis à négocier directement sur le marché international.
Dans un premier temps, environ 12000 installations: ateliers, générateurs, centrales thermiques,... d'une trentaine de pays européens se voient fixer un objectif de réduction de CO2 accompagné d'un quota correspondant de permis échangeables. Quelques 250.000 tonnes de CO2 issues de la combustion des énergies fossiles ont été échangées le 5 Octobre 2004, sous forme de contrat à terme sur le tout nouveau marché européen des crédits d'émission de carbone. Les premières transactions réellement importantes sont prévues pour janvier 2005.

Gaz à effet de serre

L'effet de serre atmosphérique est provoqué par l'atmosphère qui sert de paroi transparente. Ce phénomène empêche le refroidissement brutal de la terre pendant la nuit. Le renforcement de l'effet de serre atmosphérique par l'émission excessive de certains gaz comme le dioxyde de carbone et le méthane est en train de modifier le climat.  Cycle de carbone
S'il n'y avait pas d'effet de serre atmosphérique:
La température à la surface de la Terre serait de -18°C au lieu des +15°C de moyenne actuelle. En comparaison, sur Mars où il n'y a pas de gaz à effet de serre, la température moyenne est de -50°C; sur Vénus, où l'atmosphère est presque exclusivement composée de gaz carbonique, la température moyenne est de +420°C.

On entend par "gaz à effet de serre" les constituants gazeux de l'atmosphère, tant naturels que d'origine humaine (anthropiques), qui absorbent et ré-émettent le rayonnement infrarouge. Ils contribuent à maintenir la chaleur dans l'atmosphère terrestre. 
Les principaux gaz sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (NO2) et les chlorofluorocarbones.

Six substances ou familles de substances font partie du "panier" de Kyoto, c’est à dire que ce sont les gaz à effet de serre visés par l’action diplomatique internationale. Ces gaz ont des caractéristiques physiques et des durées de vie dans l’atmosphère différentes.
Pour comparer leur contribution à l’effet de serre, on utilise le pouvoir de réchauffement global (PRG) qui intègre leur effet sur une période de cent ans. Le PRG s’exprime en kilo équivalent CO2 par kilo de gaz concerné ; c ’est donc le CO2 (PRG =1) qui sert d’étalon des Gaz à effet de serre (GES) pris en compte par le protocole de Kyoto.
Voir : Tableau de Pouvoirs de Réchauffement Global et Émissions de CO2

Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz incombustible, incolore et pratiquement inodore, présent dans l'atmosphère. C'est formé par la combustion de carbone et ses dérivés (les combustibles fossiles et de la biomasse), l'oxydation lente de la matière organique dans le sol. Il joue un rôle capital pour les êtres vivants par son intervention dans les mécanismes de l'assimilation chlorophyllienne. Les activités humaines augmentent les émissions par la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz).
Les quantités sont exprimés en tonnes de carbone ou en tonnes de CO2. Une tonne de carbone provenant ce CO2 correspond à 3,7 tonnes de CO2

Le méthane (CH4) est un gaz incolore et inodore. Les bactéries anaerobiques peuvent transformer les déchets organiques en méthane (biogaz). Les activités humaines augmentent les émissions par la fermentation entérique des bovins, déjections porcines, pourrissement des ordures ménagères, rizières etc.)

L'oxyde nitreux (N2O) ou gaz hilarant est produit par la décomposition d'azote dans le sol. Les activités humaines augmentent les émissions par la fabrication des engrais et la combustion du pétrole.

Le chlorofluorocarbure ou CFC est le nom générique des dérivés des hydrocarbures saturés, obtenus par substitution d'atomes d'hydrogène par des atomes de chlore et de fluor. Les CFC sont utilisés notamment comme gaz propulseurs dans les bombes aérosols, comme liquides réfrigérants dans l'industrie du froid et dans la fabrication des mousses isolantes.

Le Fréon est le nom commercial des chlorofluorocarbures stables qui sont utilisés à partir de 1930 comme liquides réfrigérants et, depuis 1943, comme gaz propulseurs dans les aérosols. Ils sont aussi employés à d'autres fins industrielles (par exemple, dans la fabrication de mousse polyuréthane). Leur utilisation industrielle est aujourd'hui vivement contestée car, libérées dans l'atmosphère, les molécules de CFC sont décomposées par l'action du rayonnement ultraviolet, libérant des atomes de chlore, lesquels jouent un rôle de catalyseur dans la destruction de l'ozone des couches supérieures de la stratosphère.
En augmentant dans l'atmosphère la quantité des composés détruisant l'ozone, l'homme détruit maintenant plus d'ozone qu'il ne s'en produit naturellement. L'équilibre est alors rompu et le niveau du réservoir d'ozone se met à diminuer.

L'ozone (O3) est un polluant qui résulte de réactions chimiques entre plusieurs polluants dits précurseurs (oxyde d’azote principalement, ainsi que des hydrocarbures ou des solvants). Schématiquement, le dioxyde d’azote laisse échapper une molécule d’oxygène sous l’effet des ultraviolets, qui se combine à l’oxygène de l’atmosphère (O2) pour former de l’ozone (O3). 
La pollution automobile, et surtout l’absence de vent et la chaleur des couches d’air élevées plaquent au sol ce gaz qui stagne dans les villes.
L’ozone est un gaz agressif pour les muqueuses oculaires et respiratoires. Pénétrant aisément jusqu'aux voies respiratoires les plus fines, il peut ainsi entraîner des irritations du nez, des yeux et de la gorge, des altérations de la fonction pulmonaire, des essoufflements et des toux. Il exacerbe les crises d’asthme. 
En France, le seuil d’information de la population est fixé à 180 µg d'ozone par m3 d'air en moyenne horaire, le seuil d’alerte à 360 µg/m3 en moyenne horaire.
Contrairement à certains polluants comme le benzène, l’ozone peut naviguer et n’est pas forcément originaire de la région où il est mesuré. Ainsi, des mesures locales ne sauraient répondre seules au problème de la pollution à l’ozone. Il faudrait au minimum des décisions interrégionales, voire nationales. Les mesures les plus efficaces ne sont pas forcément celles prises dans l’urgence des pics de pollution. 

La couche d’ozone stratosphérique (située à une altitude comprise entre 15 et 35 km) absorbe les rayons ultraviolets, émis par le soleil. Au-dessus de l'Antarctique (et plus récemment, au-dessus de l'Arctique), depuis les quinze dernières années, l'ozone stratosphérique est détruit à certaines périodes de l'année. Ceci est principalement dû au rejet de composés chimiques fabriqués par l'homme et comprenant des composés chlorés tels que les CFC (Chloro-Fluoro-Carbures), des composés bromés reliés aux espèces halogénées, et des oxydes d'azotes (NOx). 

Le trou d'ozone est du fait de la diminution de l'épaisseur de cet écran d'ozone entre la Terre et le Soleil, le rayonnement qui parviendra au sol est plus intense, entraînant des modifications dans les processus de destruction des molécules de la matière vivante. Ces phénomènes, lents au début, devraient se traduire essentiellement par des mutations génétiques et un blocage de la photosynthèse.
La théorie de l’appauvrissement de la couche d’ozone a été formulée pour la première fois en 1974 par deux scientifiques des États-Unis, Mario Molina et F. Sherwood Rowland. Leur hypothèse a été accueillie avec beaucoup de scepticisme, mais au final, le 16 septembre 1987, 24 pays signaient le Protocole de Montréal, première étape de la lutte pour enrayer la disparition de la couche d’ozone.

L'air est une mixture de gaz formant l'atmosphère de la terre, elle est composée, par volume, de 21% d'Oxygène, 78% d'Azote et 1% d'un mélange d'une dizaine d'autres gaz.

Pollution de l'air

L'oxygène et l'azote présents dans l'air ou dans les combustibles forment, à haute température dans les foyers de combustion du monoxyde d'azote (NO). Il se transforme, au contact de l'air en dioxyde d'azote (NO2). 
Les oxydes d'azote et les composés organiques volatils (notamment les hydrocarbures), sous l'action du soleil, se transforment en ozone : c'est la pollution photochimique. L'ozone est un polluant dit "secondaire". Les oxydes d'azote et les hydrocarbures sont principalement issus des combustions émises par les industries et les moteurs.
L'indice ATMO est un indicateur de la qualité de l'air sur une échelle de 1 à 10, qui repose sur les concentrations de 4 polluants (dioxyde d'azote, particules de type PM10, ozone, dioxyde de soufre). L'indice est calculé chaque jour dans toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants à partir des données de sites urbains ou périurbains. 
Lorsque l'air est très pollué et que l'on se situe au niveau 10, c'est un seuil d'alerte. Les habitants doivent être prévenus immédiatement. Les services de l'Etat peuvent mettre en place des mesures : conseils de prudence aux personnes sensibles (le plus souvent les enfants et les personnes âgées), arrêt de certaines usines, transports en commun gratuits, limitation des voitures en ville...
Le système PREV'AIR, créé avec l'appui du Ministère de l'Ecologie et de Développement Durable (MEDD) a pour vocation de diffuser quotidiennement via Internet des prévisions et cartographies de la qualité de l'air établies à partir de simulations numériques en France et en Europe. http://prevair.ineris.fr

Le Dioxyde de soufre (SO2) est produit essentiellement
par la combustion des carburants contenant du soufre (fuels, charbon). Ce soufre au contact de l'oxygène de l'air forme un gaz : le dioxyde de soufre 
Le monoxyde de carbone (CO) provient de la combustion incomplète des combustibles et carburants.

L'asthme est une maladie qui se traduit par une difficulté à respirer et des sifflements liés à trois phénomènes : une inflammation de la muqueuse, une contraction des muscles des bronches et une augmentation des secrétions bronchites. On retrouve le plus souvent une origine allergique à cette maladie, en forte croissance. D'où l'intérêt des mesures de prévention.
Une allergie est une manifestation apparente d'une sensibilité particulière envers des substances étrangères à l'organisme. Elle peut se traduire par des rhinites, des toux répétées, de l'asthme, voir même un urticaire ou un eczéma. Il y a plusieurs sources dans l'air : acariens, poils d'animaux, moisissures, pollens,..mais aussi des substances polluantes comme l'ozone.

Environne-
ment

L'environnement est l'ensemble des agents physiques, chimiques, biologiques, ainsi que des facteurs sociaux susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et les activités humaines.

La biosphère est la surface de la terre, dans le sol, dans l'air et dans les océans, où les conditions sont favorables à la vie. Ces conditions favorables sont maintenues par la régénération des éléments essentiels grâce au cycles biosphèriques qui couvrent l'ensemble des passages d' un même élément à travers les organismes animaux et végétaux, l'atmosphère, le sol et les océans. Voir "cycle de l'eau", au "cycle de l'oxygène", au "cycle du carbone" et au "cycle de l'azote".

L'écologie est la science des interactions entre les organismes vivants (l'homme y compris) et le milieu, et des organismes vivants entre eux.
Un milieu écologique est un espace dans lequel se développe un être vivant et où il trouve tous les éléments (inertes ou vivants) qui satisfont ses besoins.
Un biotope est un milieu défini abritant une communauté caractérisée par une composition faunistique et floristique précise (biocénose).
La biocénose est l'ensemble des êtres vivants habitant un milieu donné.
Un écosystème est un ensemble écologique constitué par un milieu (sol, eau, etc.) et des êtres vivants entre lesquels existent des relations énergétiques, trophiques, etc. Un lac, une forêt, un aquarium en équilibre biologique constituent autant d’écosystèmes.

La biodiversité est un synonyme de diversité biologique. Sous cette notion on entend la diversité que présente le monde vivant à tous les niveaux : la diversité écologique (des écosystèmes), la diversité spécifique et la diversité génétique.

Impact environne-
mental

L'impact environnemental décrit toute modification de l'environnement, négative ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services.

La pollution est ce qui porte atteinte à l’environnement.

La pluie acide est un terme qui décrit la pluie devenue acide (pH moins que 5,6) à cause de l'émission dans l'air des oxydes de souffre. Ces émissions toxiques sont dues à l'utilisation massive des combustibles fossiles dans l'industrie et le transport. Les pluies acides détruisent les forêts et tuent les poissons d'eau douce en polluant les lacs à des centaines de kilomètres de la source des émissions.
Le pH (potentiel hydrogène) d'une solution caractérise son acidité, mesuré sur une échelle de 1 à 14. La solution est dite acide si son pH est moins de 7.

Les précipitations acides sont principalement causées par deux polluants: le plus important est l'anhydride sulfureux et les oxydes d'azote (Nox) constituent le deuxième polluant. Les principales sources d'émissions d'anhydride sulfureux sont industrielles: ce sont les centrales thermiques alimentées au charbon, les fonderies de métaux non ferreux, les raffineries et divers procédés industriels. Les oxydes d'azote proviennent de divers combustibles et des émissions des véhicules motorisés. Au cours de leur séjour dans l'atmosphère, ces gaz se transforment en sulfates et en nitrates, puis en acide sulfurique (H2SO4) et en acide nitrique (HNO3). Ces acides sont entraînés vers le sol surtout sous l'action des précipitations, mais ils peuvent également se déposer sous forme de "retombées sèches", comme des gaz et des particules.

Les aérosols sont des particules solides ou liquides en suspension dans l'air, dont la taille varie entre 0,001 et 10 µ (micromètres). Les aérosols atmosphériques jouent un rôle clé dans le fonctionnement du système terrestre en absorbant ou diffusant une partie des rayonnements solaire et tellurique ou en intervenant dans la formation des nuages. Le terme est également associé aux propulseurs employés dans les "bombes aérosols".

Les COV (composés organiques volatils) regroupent une multitude de substances composées de l'élément carbone dont leur volatilité confère l'aptitude à se propager. Ils ont un impact direct ou indirect sur les animaux et l'environnement. Les COV bien connus pour leur nocivité sont le butane, le propane, l'éthanol, l'acétone et les solvants dans les peintures.

Climat

Le climat est défini par cinq éléments fondamentaux caractérisant l'atmosphère locale : la température de l'air, la pluviométrie, l'ensoleillement, l'humidité de l'air et la vitesse du vent.
Les caractéristiques du climat sont établies par des séries chronologiques de mesures des éléments. Elles doivent couvrir un laps de temps, dit période climatique de référence, d'une durée de trente années consécutives. Du fait de l'existence de cycles saisonniers, des moyennes sont calculées mois par mois.

La climatologie est l'étude scientifique des climats.

Un microclimat est le climat qui affecte des zones très restreintes sur lesquelles l'environnement immédiat exerce des influences prépondérantes.
Par exemple, le microclimat d'une baie, d'un lac, d'une île ou même, à une plus petite échelle encore, d'une rue ou d'un quartier.
- Dans les régions de moyennes latitudes, le versant exposé au soleil est plus chaud et plus sec que celui qui est à l'ombre.
- Les sous-bois ont des variations thermiques diurnes inférieures à celles des terrains à découvert avoisinants. Le vent y est moindre et l'humidité supérieure.
- Les villes jouissent d'un microclimat plus chaud que les campagnes voisines, car la pollution et les aérosols créent un effet de serre accru.

Une zone humide est une région où l'eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale associée. 
Les zones humides sont parmi les milieux naturels les plus productifs du monde. Berceaux de la diversité biologique, elles fournissent l'eau et les produits primaires dont dépendent, pour leur survie, des espèces innombrables de plantes et d'animaux. 

La désertification n'est pas simplement la progression du désert, c'est la dégradation des régions de terre ferme, causée par le surpâturage, la sur-culture, le déboisement et une mauvaise irrigation. Les pressions causées par une surpopulation et des facteurs naturels comme la sécheresse empirent la situation. L'expression lutte contre la désertification désigne les activités qui relèvent de la mise en valeur des terres dans les zones arides et semi-arides, en vue d'un développement durable.

Climatiser veut dire maintenir, au moyen d'appareils, une température agréable dans un lieu fermé.

Changement de climat

Le gaz carbonique, le méthane, les chlorofluorocarbures (CFC) et le protoxyde d'azote dans l'atmosphère ont la propriété d'absorber les rayons infrarouges émis par la Terre. En concentration normale, ils créent un effet de serre naturel, qui maintient la température à un niveau compatible avec la vie actuelle. Mais les émissions de gaz dues aux activités humaines augmentent notablement la concentration de ces gaz, et provoquent un réchauffement supplémentaire.
Les termes changement de climat et renforcement de l'effet de serre atmosphérique sont utilisés pour décrire les effets sur le climat dus aux activités humaines et l'émission excessive de ces gaz par la combustion des énergie fossiles.
La teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère était de 368ppmv (partie par million) en 2000, soit 30% de plus que 200 ans plus tôt et elle continue d'augmenter de 1 à 2ppmv par an. 
L'Agence européenne de l'environnement a annoncé une évolution du climat avec un réchauffement de 0,8 à 1,5 °C pour 2025 et de 2,5 à 5,5 °C pour 2100. Ce réchauffement ne résulterait pas seulement du renforcement de l'effet de serre, mais également des réactions en chaîne qu'il entraînerait: l'air pourrait contenir une plus grande quantité de vapeur d'eau, qui est le plus important des gaz à effet de serre; neiges et glaces fondraient davantage, amplifiant la quantité d'énergie reçue par la surface de la Terre.

L'hypothèse Gaïa (appelé d'après le nom de la déesse grecque personnifiant la Terre) est une hypothèse controversée, initialement avancée par l'écologiste anglais James Lovelock en 1970. La Terre est vue comme "un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d'années, en harmonie avec la vie". Un exemple cité par Lovelock à l'appui de son hypothèse est la composition de l'atmosphère qui aurait été régulée au cours du temps de manière à permettre le développement et le maintien de la vie.

Ecofiscalité

L'OCDE a officiellement adopté en 1974 la principe pollueur-payeur pour guider la politique de l'environnement. L'organisation indique notamment que les coûts de réduction de la pollution "devraient être inclus dans le prix des biens et services générateurs de pollution au stade de la production et/ou de la consommation". Les autorités nationales devraient s'efforcer de promouvoir l'internalisation des coûts de protection de l'environnement et l'utilisation d'instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c'est le pollueur qui doit assumer le coût de la pollution, dans le souci de l'intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l'investissement.

Les externalités sont les impacts environnementaux, sociaux et économique relatifs à la fourniture d'un produit ou un service qui ne sont pas inclus dans le prix de vente.

L'internalisation des coûts décrit la prise en compte d'une externalité dans le processus décisionnel du marché par le biais de la fixation des prix ou d'une intervention réglementaire. Au sens strict, l'internalisation s'effectue en faisant payer aux pollueurs les coûts des dommages causés par la pollution dont ils sont responsables, conformément au principe pollueur/payeur. Voir le Tableau de coûts externes

Il est possible, notamment par la voie de l'écofiscalité, d'obtenir une internalisation de l'externalité dans les prix. Dans ce cas l'acteur est confronté à un prix (plus élevé ou plus faible que celui produit par les mécanismes du marché) qui tient compte des coûts et bénéfices associés à son activité économique. Si ce prix est plus élevé parce qu'il comporte un coût environnemental, l'acteur peut ainsi, librement, choisir entre réduire les quantités qu'il consomme (en gardant sa dépense constante) et les maintenir (en payant plus cher).

La TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) a été créée en loi de finances (française) pour 1999, elle frappe la mise en décharge de déchets ménagers, le stockage et l'élimination de déchets industriels spéciaux, la consommation d'huiles, la pollution industrielle de l'air et le bruit généré par le trafic aérien. La création de la TGAP avait pour objectif d'améliorer l'incitation à la protection de l'environnement, en fixant les taux à un niveau suffisamment élevé pour dissuader les comportements pollueurs et reporter sur leurs auteurs l'intégralité des coûts environnementaux. 

Un Crédit d’impôt est une disposition fiscale en vigueur en France permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur leur résidence principale. Si ce crédit d’impôt est supérieur au montant de l’impôt dû, l’excédent est remboursé au ménage, c’est le cas notamment des ménages ne payant pas d’impôt.

Le dispositif français des Certificats d’économies d’énergie ou "Certificats blancs" repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée par les Pouvoirs publics aux vendeurs d’énergie (électricité, gaz, chaleur, froid et fioul domestique). Un objectif de 54 TWh a été retenu pour la période allant du 1er juillet 2006 au 30 juin 2009.

Eau

Les Agences de l'Eau sont des établissements publics administratifs de l'État placés sous la tutelle du Ministère de l'Environnement. Il existe six Agences de l'Eau en France, soit une par grand bassin hydrographique français métropolitain. L'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse est compétente sur l'ensemble du bassin versant français de la Méditerranée.
L'Agence est un organisme financier qui perçoit des redevances sur la pollution de l'eau et sur les prélèvements d'eau. Grâce au produit de ces redevances, elle attribue des aides aux maîtres d'ouvrage réalisant des opérations de dépollution, de gestion quantitative de la ressource ou de restauration et de mise en valeur des milieux aquatiques.

Une aquifère est une formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l'eau mobilisable, constituée de roches perméables (formations poreuses et/ou fissurées) et capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation (drainage, pompage,...).

Une nappe phréatique est une nappe d'eau souterraine située le plus souvent au-dessus d'une couche de terrain imperméable (argile en particulier).
Une citerne offre une réserve d'eau complémentaire grâce à la récupération de l'eau de pluie.

L'assainissement consiste en l'évacuation des eaux usées et pluviales afin de les canaliser vers un réseau d'épuration avant rejet dans la nature.
Le procédé de lagunage naturel utilise d'étangs ou de bassins peu profonds pour y faire séjourner les eaux résiduaires afin de les épurer. Le processus d'autoépuration qui s'établit est dû en grande partie à des organismes vivants (algues, bactéries, protozoaires, champignons…) ainsi que des cycles biologiques complexes..

L'autoépuration décrit l'ensemble des processus biologiques (dégradation, consommation de la matière organique, photosynthèse, respiration animale et végétale...), chimiques (oxydoréduction...), physiques (dilution, dispersion, adsorption...) permettant à un écosystème aquatique équilibré de transformer ou d'éliminer les substances (essentiellement organiques) qui lui sont apportées (pollution).

Les algues sont des plantes primitives, généralement aquatiques, ils sont capables de synthétiser leur propre alimentation par photosynthèse. Sur terre, on estime que l'activité photosynthétique est à plus de 90 % le fait des algues marines, qui constituent ainsi la principale source d'oxygène.
Le phytoplancton est l'ensemble des micro-organismes appartenant au règne végétal et vivant en suspension dans l'eau.
Le zooplancton est l'ensemble des organismes, souvent de petite dimension, appartenant au règne animal et vivant dans l'eau (en suspension ou nageant).

La légionelle est un micro-organisme bactérien responsable chez l’homme d’une pneumonie appelée maladie du légionnaire ou légionellose.
La bactérie se propage par l’intermédiaire d’aérosols émis par des équipements sanitaires. Elle se développe à des températures de 25° à 45°C et elle est détruite à partir de 60°C. Aucun cas de la légionellose n’a été identifié en logement individuel.

Terre

L'agriculture biologique est un mode de production agricole, réglementé et contrôlé. Ses principes, s'appliquant aux végétaux et aux animaux, sont respectueux des équilibres écologiques, de la fertilité des sols, de l'environnement et du bien-être des animaux (rotation des cultures, choix des variétés adaptées au terrain et au climat, interdiction de l'élevage en claustration, etc.). Les produits autorisés pour la fertilisation, la lutte contre les insectes et les maladies sont dûment répertoriés. Les engrais chimiques, les herbicides, les insecticides, les fongicides de synthèse sont interdits. La reconversion à l'agriculture biologique exige un délai de deux ou trois ans, temps nécessaire à l'épuration des sols de leurs résidus de produits chimiques. 

Un compost est un engrais préparé à partir de matière organique (feuilles mortes, herbe coupée, déchets végétaux).
Le compostage est le processus de dégradation de la matière organique par des micro-organismes dans des conditions aérobics.

Déchets

La production d'ordures ménagères en France, est estimée à environ 21 millions de tonnes, d'où la nécessité incontournable de procéder au recyclage de certains déchets tel que le verre, le métal, le papier et le plastique. 

Jusqu'ici l'apport volontaire constituait la facette principale du tri sélectif mais, de plus en plus des collectivités locales organisent le tri sélectif à la source le rendant obligatoire pour tous les habitants de la commune. Chacun, chez soi, doit posséder deux ou plusieurs poubelles. L'objet d'une collecte sélective à la source vise à ne pas polluer les éléments récupérables.
La France génère 354 kg de déchets par habitant par an.
Le verre peut être recyclé à 100%. Son traitement diminue le poids des déchets ménagers par 12% et une tonne de verre recyclé permet d'économiser 600 kg de sable et 100 kg de fioul.
1 tonne de plastique recyclé économisera entre 600 et 800 kg de pétrole brut. 1 tonne de papier recyclé permet de produire 600kg de papier recyclé.

Les systèmes de consigne sont des versements effectués lors de l'achat d'un produit (emballage, par exemple). Le montant versé (consigne) est remboursé, intégralement ou partiellement, lorsque le produit est restitué au négociant. Anciennement, les systèmes de consigne s'appliquaient aux récipients de boissons en verre. 

Les centrales nucléaires produisent des déchets nucléaires ; on en distingue 4 classes, selon l'intensité de leur radioactivité : les déchets de très faible activité (TFA) ; les déchets de faible activité (FA), comme les gants, sur-bottes, masques de production..., provenant des opérations de production industrielle et de maintenance (90% des déchets stockés en centre spécialisé) ; les déchets de moyenne activité, comme certaines pièces provenant du démantèlement d'équipement de production, d'appareils de mesure... (8%) ; les déchets de haute activité, principalement les produits de fission séparés au cours de l'opération d'extraction du plutonium (2%).
Les déchets nucléaires représentent un risque sans précédent pour les générations à venir, certains restant en activité pendant des milliers d'années. À l'heure actuelle, aucune solution n'a été trouvée pour les retraiter de façon satisfaisante. Ni l'enfouissement ni le stockage ne peuvent être considérés comme durablement fiables. 

La valorisation des déchets est une terme générique recouvrant le recyclage de la matière organique, l'utilisation comme combustibles, ainsi que la réutilisation et la régénération. 
La valorisation énergétique est l'utilisation des déchets en tant que moyen de production d'énergie, par incinération directe avec ou sans autres combustibles avec récupération de la chaleur.

Eco-développement


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