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La performance énergétique du bâtiment Page 1 |
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Page 1 - Diagnostic de la performance énergétique - La problématique de la consommation d'énergie dans les logements - L'énergie solaire et la performance énergétique Page
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En Europe, le secteur "bâtiment" consomme plus du tiers de l'énergie globale. De ce fait le bâtiment et surtout les logements représentent le plus grand gisement d'économies d'énergie. Ainsi, l'amélioration de la performance énergétique est une priorité caractérisée par une "Directive" du parlement européen.
Diagnostic de la performance énergétique (DPE) À partir du 1er novembre 2006, un diagnostic de performance énergétique devra être établi au même titre que le diagnostic amiante, plomb et termites lors de la vente d'un logement existant, avec la promesse de vente. Ce diagnostic de performance énergétique doit être annexé à toute vente immobilière, et à compter du 1er juillet 2007, c'est à tout contrat de location (signature du bail ou son renouvellement) qu'il faudra le joindre. L'objectif est de contribuer aux économies d'énergie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le diagnostic est un document qui comprend la quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment, ainsi qu'une classification en fonction de valeurs de référence afin que les consommateurs puissent comparer et évaluer sa performance énergétique. Le diagnostic devra être accompagné de recommandations destinées à améliorer la performance énergétique, permettant ainsi, en cas de travaux ou de remplacement d'équipements, d'optimiser les interventions pour maîtriser la consommation énergétique et contribuer ainsi à réduire les charges pour les occupants et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Concrètement : L'acheteur
ou le locataire se verra remettre un document qui donne les informations
suivantes :
Classification du bâtiment selon le niveau de consommation annuelle d’énergie par m2 (en kWhÉnergie primaire/m2.an)
- Classe A : Logement économe, avec une consommation annuelle d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et le refroidissement inférieure à 51 kWh/m2/an, à la : - Classe G : Logement énergivore, avec une consommation égale ou supérieure à 450 kWh/m2/an. Cet indicateur devra également être complété par une décomposition entre énergies renouvelables et énergies fossiles ainsi qu’une estimation du coût en euros incluant les abonnements et la contribution au réchauffement climatique en kg. équivalant CO2 par m2.an. Note
: Le niveau de
consommation visé par le réglementation thermique actuelle (RT2005) et
future (Loi de Grenelle sur l'environnement) est :
Classification du bâtiment selon le niveau d’émission annuelle de Gaz à Effet de Serre par m2 lié à la consommation d’énergie (en kgCO2/m2.an) Allant de
: à la : - Classe G : fortes émissions de gaz à effet de serre, avec 80 kg. équivalant de CO2/m2.an La durée de validité du diagnostic et du certificat de performance énergétique est de 10 ans.
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Simulateur de Performance Énergétique Le Simulateur DPE vous permet de faire vous-même le relevé des informations nécessaires au Diagnostic de Performance Énergétique de votre logement. Votre travail prépare la visite du diagnostiqueur et vous permet de lancer un appel d'offres gratuit auprès des nombreux diagnostiqueurs de votre secteur géographique. Faites votre Diagnostic de Performance Énergétique vous même et calculez vos étiquettes Énergie et Climat. Simulateur de Performance Énergétique
L’idée (issue d’une directive européenne) est la suivante : Le diagnostic de la performance énergétique définit l’aptitude à limiter la consommation d’énergie sans altérer le confort. Lorsque vous achèterez ou louerez un logement le vendeur ou bailleur, devra vous faire savoir quelles sont les "performances énergétiques" du local, ceci pour vous donner une idée des charges qui vous attendent. Il devra donc vous remettre un "certificat de performance énergétique" établi à la suite du "diagnostic". Ainsi, chaque acquéreur de logement (ou éventuellement candidat locataire) pourra savoir si son logement est un logement aux performances médiocres ou correctes et ce qu’il pourrait faire concrètement pour améliorer cette performance. L’efficacité du diagnostic sera double : - d’une part il permettra à l’occupant de vérifier que son comportement est adapté (comparaison de la consommation réelle avec la consommation de référence) ; - D'autre part, les vendeurs ou bailleurs pourraient s’arranger pour améliorer les performances d'un logement, pour vendre ou louer plus cher. Ainsi le diagnostic sera un formidable outil de sensibilisation aux économies d’énergie, de modification des comportements et d’amélioration des performances intrinsèques des logements. Note : En France, ce diagnostic ne reste qu'une "indication" n’engageant pas son auteur. Cependant, l'association "Effinergie" s’est fixée comme objectif de définir un référentiel afin de pouvoir mettre en place une certification en 2007. Ainsi, la France aura son label pour promouvoir les bâtiments basse énergie sur le modèle des démarches "Minergie" en Suisse et "Passivhaus" en Autriche. Parmi
les membres fondateurs se trouvent: des professionnels du bâtiment (CSTB),
des associations régionales de promotion de la maîtrise de l’énergie
(AJENA, RAEE), et des régions (Franche-Comté, Alsace et
Languedoc-Roussillon). La problématique de la consommation d'énergie dans les logements L'unité utilisée pour caractériser la consommation d'énergie dans un logement est le kWh par mètre carré par an. Par exemple: si la consommation globale pour le chauffage, la cuisson, l'eau chaude sanitaire, l'éclairage et les équipements électriques est de 12.000 kWh/an dans un logement de 100 m2, on dit que la performance énergétique du logement est de 120 kWh/m2.an (12000/100). Cette valeur de consommation pourrait être liée à une échelle d'efficacité énergétique, comme pour les équipements ménagers. En France, la performance énergétique moyenne dépasse 200 kWh/m2.an, avec de fortes variations suivant le type de logement (appartement, maison individuelle, HLM), la date de la construction et la zone climatique. Les logements récents construits suivant les règles en vigueur (absence de ponts thermique, ventilation maîtrisée, équipements performants, ...) consomment beaucoup moins que la moyenne du parc, qui est essentiellement ancien. La nouvelle réglementation thermique RT2005 fixe la consommation de chauffage des logements neufs à 85 kWh/m2.an. Le schéma de la consommation d'énergie, ci-dessus, montre les très fortes variations dans la performance énergétique des logements "anciens" par rapport aux logements "actuels". Cependant, malgré le renforcement de l'isolation thermique et l'efficacité des équipements de chauffage, la consommation d'énergie globale ne cesse d'augmenter. Les raisons principales sont l'augmentation de la surface des logements par rapport au nombre d'occupants et une amélioration générale du confort.
Par ailleurs, le schéma montre comment la consommation d'énergie est partagée entre les différents postes : A.
Le chauffage (en rouge) B.
L'électricité spécifique (Éclairage et équipement électrique : en
jaune) C.
Le cuisson (en vert) D.
L'eau chaude sanitaire (en bleu) D'après
l'Observatoire de l'énergie
Solaire passif L'application des normes
de construction en vigueur (RT 2005) peut réduire
la consommation d'énergie de moitié par rapport aux logements anciens.
Les besoins de chauffage peuvent être réduits encore par moitié en appliquant
les règles simples de la conception architecturale
bioclimatique : Solaire actif Afin d'aller encore plus loin dans la recherche des économies d'énergie, il faut devenir producteur : A.
L'eau chaude sanitaire B.
Le chauffage C.
L'électricité spécifique Ces applications solaires sont traitées par ailleurs sur Outils Solaires Note : Grâce à la production solaire et un peu de bois pour l'appoint de chauffage, on pourrait être virtuellement autonome en énergie. Cependant, afin de construire un logement réellement écologique, il faut également tenir compte de la consommation inconsidérée de l'eau et surtout les besoins de transport. Ce qui nous emmène à reconsidérer l'urbanisme et l'aménagement du territoire.
Références Directive 2002/91/CE du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 2002, sur la performance énergétique des bâtiments. Consulter le texte intégral Site
concernant l'application de la Directive (actuellement en anglais
uniquement) www.buildingsplatform.org Loi du 13/12/2004 - Simplification du droit français : les mesures relatives à l'efficacité énergétique des bâtiments. Cette loi insère un nouveau chapitre au Code de la construction et de l'habitation relatif au diagnostic de performance énergétique dans lequel on retrouve cinq nouveaux articles (L. 134-1 à L. 134-5). L'article L. 134-1 définit le contenu et l'utilité du diagnostic de performance énergétique. Le diagnostic est "un document qui comprend la quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée pour une utilisation standardisée du bâtiment ou de la partie de bâtiment et une classification en fonction de valeurs de référence". Ce diagnostic doit être établi par une personne qui devra satisfaire à des critères de compétence qui seront définis par décret. Pour l'instant, le texte prévoit simplement que la personne réalisant le diagnostic soit couverte par une assurance contre les conséquences de sa responsabilité professionnelle. Il est également fait obligation à la personne réalisant le diagnostic d'être indépendante et impartiale vis à vis de la personne qui fait appel à elle, ainsi que des entreprises susceptibles de réaliser les travaux. Arrêté du 16 octobre 2006 définissant les critères de certification des compétences des personnes physiques réalisant le diagnostic de performance énergétique et les critères d'accréditation des organismes de certification. Voir : www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0611888A Performance énergétique et
approvisionnement en énergie des bâtiments existants Chiffres
clefs pour la France Le parc de
bâtiments peut être
segmenté en 5 parties : Le
budget énergétique des ménages, d'après l'INSEE Au
total 37,3 milliards ont été dépensés pour un usage domestique, soit
590 euros en moyenne par habitant sur l'année 2006. Carburant |
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